E-commerce : une charte pour réduire l'impact environnemental

75 %
D'ici fin 2024, les marchands en ligne doivent réduire le volume des
emballages de livraison pour au moins 75% des produits ou des colis.

Le gouvernement et les grands acteurs français du e-commerce viennent de signer une charte visant à améliorer l’empreinte environnementale du secteur. Dans les années qui viennent, les marchands en ligne devront faire face à de nouvelles exigences.

Colis e-commerce : vers une réduction drastique des emballages

L’e-commerce connaît un véritable essor en France : les montants dépensés sur Internet sont en hausse constante, et le shopping en ligne gagne chaque trimestre de plus en plus d’adeptes. Mais cet engouement pour les commandes en ligne a un certain impact environnemental. Le gouvernement incite donc les acteurs du secteur à des pratiques plus vertueuses, à travers une charte qu’il vient de signer avec Cdiscount, Rakuten France, eBay, Fnac-Darty, Showroomprivé, Veepee et La Redoute, entre autres.

Premier levier d’action : les emballages. D’ici fin 2024, les marchands en ligne doivent réduire le volume des emballages de livraison pour au moins 75% des produits ou des colis. Cet objectif peut être atteint notamment en supprimant le suremballage lorsque l’emballage fournisseur le permet, en diminuant les vides par l’utilisation d’emballages fabriqués sur mesure ou adaptés à la taille du produit ou à travers l’expérimentation de solutions de réemploi des contenants et emballages. Les marchands en ligne ont également l’obligation de regrouper systématiquement l’expédition des produits commandés en même temps par un même consommateur.

Les marchands en ligne devront mettre en avant le mode d’expédition ayant le plus faible impact environnemental

À l’étape du choix du mode de livraison, les e-commerçants doivent désormais mettre en avant celui ayant le plus faible impact sur l’environnement (selon les résultats des travaux de l’ADEME sur l’évaluation environnementale des livraisons du e-commerce). De plus, à partir du 1er septembre 2022, ils devront offrir au consommateur la possibilité d’identifier les produits du catalogue au meilleur bilan environnemental (en raison, par exemple, de leur lieu de production, de leur lieu d’expédition, de leur performance environnementale attestée par un label, de leur indice de réparabilité ou de leur vente en seconde main).

Enfin, pour les vêtements et chaussures, les marchands en ligne devront s’abstenir d’inciter le consommateur à commander plusieurs tailles ou pointures, pour ensuite retourner les produits qui ne conviendront pas. Ils devront notamment améliorer l’information fournie au sujet des tailles et pointures.


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