Dimanche ce sera : Jadot-Rousseau-Dodo ou Mojito !

27,70 %
Résultats 1er tour primaire écologiste ? 27,70% : Yannick Jadot ?
25,14% : Sandrine Rousseau

Au lendemain du premier tour des primaires écologistes se dégagent deux finalistes. Yannick Jadot en tête mais de peu, le bon élève premier de la classe, et Sandrine Rousseau, la trublion du groupe aux déclarations aussi iconoclastes parfois que très radicales et elle le revendique !

Si l’on met de côté le centriste Governatori, les 2 autres candidats autres recalés que sont Eric Piolle et Delphine Batho paient pour l’un ses errements médiatiques pas assez radicaux, et pour l’autre son inaudibilité face à Yannick Jadot.

Le plus fort est que les 4 candidats principaux se tiennent en moins de 5%, pour un total de 122 670 participants :

– participation de 86,91%
– 218 votes blancs

– 22,32% : Delphine Batho
– 2,35% : Jean-Marc Governatori
– 27,70% : Yannick Jadot
– 22,29% : Eric Piolle
– 25,14% : Sandrine Rousseau


Si Yannick Jadot paraît être le candidat suffisamment complet et rassembleur pour faire décoller la candidature autant dans les futurs sondages que dans les urnes en avril 2022, il n’en reste pas moins qu’il ne devance que de très peu Sandrine Rousseau. De trop peu même, si l’on considère que sa réserve de voix est principalement celle des votants pour Delphine Batho.

Cerise sur le gâteau (restons vegan), aucun des battu ne s’est prononcé pour un finaliste dimanche prochain !

J-4 pour le dénouement de l’intrigue 

Sans se risquer sur un pronostic à « haut risque » il est important de rappeler deux éléments factuels :

La primaire de la gauche en 2011 avait effectivement permis d’impulser au candidat François Hollande une dynamique certaine qui a pu l’amener à la victoire….au sortir du désastreux épisode DSK à New York !

La primaire de 2016 de la droite a fait émerger François Fillon comme net gagnant et sur une rampe de lancement idéale pour la victoire en 2017, à quelques costumes près… !

Toutefois, la particularité chez les verts français est de savoir :

soit ménager le suspense comme en 2006 lorsqu’il a fallu faire 2 second tour avec pas beaucoup plus de 5000 voix à dépouiller !

soit se mettre un bâton dans la roue en élisant en interne Eva Joly, outre ses qualités reconnues de juge, avec 58,16 % des voix contre 41,34 % pour Nicolas Hulot ; pourtant chouchou des français sur ce créneau.

Et après ?

Le second tour a cela de particulier qu’en cas de victoire de Sandrine Rousseau, un arc avec le candidat de la France Insoumise se dessinerait clairement. Quid de ces 2 candidatures ? Rapprochement idéologique seulement ou fusion ? Il ne faut pas oublier que la gauche plafonne à 25% des intentions de vote et autant de candidatures sur la ligne de départ signerait une nouvelle déroute électorale collective.

Un débat aura bien lieu sur une chaîne d’information en continue cette semaine. De quoi faire pencher la balance ?

Le manque d’avance de Yannick Jadot au sortir du premier tour et son manque de réserve de voix ne lui seront-ils pas fatal ?

Le syndrome de la « prime au candidat clivant » apparu en 2016 lors des primaires de la gauche qui ont vu l’ex politique Benoît Hamon l’emporter pour finir à 6,5% des présidentielles va-t-il encore frapper ? Autrement dit, la « radicalité » affirmée par Sandrine Rousseau ne serait-elle bonne que pour la primaire ?

Universalisme vs Racialisme

Jusqu’ici ont été évoqués que les positionnements marketing des candidats finalistes certes, il ne faut pas pour autant omettre les principales idéologies sous-tendues par ces deux candidatures : D’une part un esprit républicain attaché aux valeurs universalistes et à la laïcité,

D’autre part, une pente plus « séparatiste », oui j’ose le mot, basé sur l’intersectionnalité, le « woke » pour analyser notre société avec des sorties telles que « préférer des femmes qui jettent des sorts plutôt que des hommes qui construisent des EPR (sic) »

Qu’il s’agisse de marketing politique ou de profondes convictions, il y a de quoi vraiment scruter les prochains résultats de dimanche prochain, date de la désignation de la tête de liste EELV aux présidentielles de 2022.


A découvrir

Philippe Bapt

Philippe BAPT est un communicant. Diplômé de Novancia Business School en management marketing digital et événementiel, il exerce sa passion comme chargé de communication et consultant chargé de projets.

Sa seconde passion la « chose publique » l’amène très tôt dans le champ associatif : social, culturel et sportif. Puis il sera élu local d’une commune de la première couronne de la ville rose de 2008 à 2014. Président de club de rugby, puis d’un groupement d’employeurs et administrateur d’un théâtre-centre culturel, ces différents postes lui confèrent  une expertise dans ces domaines.

Retiré du strict jeu politique, il n’en demeure pas moins attentif à l’évolution de l’actualité et devient éditorialiste dans divers médias locaux et régionaux, dès la rentrée 2014. Ses sujets de prédilection : le « jeu » politique, les répercussions économiques et sociales, la recomposition du paysage politique français.