Electricité : pas de pénurie en vue pour l'hiver 2017 sauf si...

1611 EUROS
En 2016 les Français ont reçu une facture de chauffage de 1 611 euros
en moyenne.

Les ménages français seront heureux de l’apprendre : la quantité d’électricité disponible pour l’hiver 2017 qui arrive à grands pas devrait être plus que suffisante pour couvrir la demande. En somme, selon RTE qui gère le réseau électrique français, il n’y a pas de pénurie de prévue. Du moins, si tout se passe bien côté températures.

Moins de réacteurs à l’arrêt qu’en 2016

L’hiver 2016 avait été compliqué pour le réseau électrique français : l’ASN, l’Autorité de Sûreté Nucléaire, avait contraint EDF à fermer de nombreux réacteurs. L’ASN voulait que l’énergéticien public réalise des tests de sécurité sur les cuves des centrales nucléaires et la France s’était retrouvée avec 12 réacteurs nucléaires à l’arrêt en décembre 2016.

Pour l’hiver 2017 l’énergéticien ne table que sur 4 réacteurs nucléaires à l’arrêt, selon ce que rapporte le journal Les Echos le 7 novembre 2017. Du coup la production serait suffisante et, si besoin, il sera possible d’importer de l’électricité de manière plus efficaces. Mais il y a un mais…

Si l’hiver est trop froid les Français risquent de se les geler

Les prévisions de RTE et EDF tablent sur un pic de consommation de 85 000 MégaWatts. Une consommation qui devrait être atteinte en janvier 2018 aux alentours de 19 heures le soir. Mais ces estimations ne se basent que sur un hiver où les températures ne baissent pas en dessous des moyennes de saison. Or c’est loin d’être gagné : le climat fait des caprices depuis plusieurs années, notammetn à cause du dérèglement climatique lié au réchauffement de la planète.

La possibilité que l’hiver soit beaucoup plus rude que prévu n’est pas à exclure et pour RTE ce serait un problème : il suffirait que les températures moyennes soient 5 degrés inférieures aux normales de saison pour que la production d’électricité ne suffise plus. En effet les ménages auront tendance à augmenter leur chauffage ce qui augmentera la demande et la France n’a pas de marge de manoeuvre.

De plus, comme le froid ne se cantonne pas à la France, la même situation se reproduira chez nos voisins européens chez qui on importe de l’électricité en cas de besoin : l’énergie disponible à l’importation sera donc réduite ne permettant pas forcément de compenser le déficit en France.

RTE ne pourra alors qu’opter pour des solutions palliatives : demander aux ménages de moins se chauffer, réduire la tension sur le réseau ou encore couper l’électricité aux grosses industries.


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