Emploi : 69 % des sondés seraient prêt à changer d'emploi pour suivre leur conjoint pour des raisons professionnelles

50 %
Entre 2013 et 2020, la mobilité professionnelle devrait augmenter de
50%.

La mobilité professionnelle dans les couples est une affaire délicate, faite de compromis et parfois de sacrifices. Selon un sondage mené par Vivastreet, un site de petites annonces en ligne, 69% des personnes interrogées seraient prêtes à changer d’emploi pour suivre leur conjoint(e) pour des raisons professionnelles.

 

Le risque du chômage

Avec un chômage toujours aussi élevé en France, la question du travail reste centrale. Les familles et les couples se structurent bien souvent autour de cet enjeu déterminant. Pourtant, malgré les risques et les incertitudes que peuvent laisser planer un changement de vie professionnelle, selon un sondage réalisé par Vivastreet, 69% des personnes interrogées seraient prêtes à changer d’emploi pour suivre leur conjoint(e) pour des raisons professionnelles.  

De plus, malgré le changement de vie que cela peut entraîner, ils sont près d’un sur cinq (19%) à se déclarer prêt à affronter le chômage. 

Comme le rappelle, Julien André, directeur emploi de Vivastreet, cette nouvelle situation ouvre le droit à des droits : « La démission pour rapprochement de conjoint s’adresse aux personnes mariées, pacsées ou en concubinage, devant changer de résidence pour suivre leur conjoint. Quand une trop grande distance rend impossible la poursuite d’un emploi, la démission devient légitime et la personne peut bénéficier des allocations chômage. » 

Un projet à réfléchir

Néanmoins, le plus important est de ne pas en rester là, comme nous le conseille Julien André : « Il est primordial pour la personne qui suit sa conjointe ou son conjoint, de préparer son départ et de rechercher un emploi ou une formation avant même son départ. »

Lors des futurs entretiens d’embauche, un candidat doit arriver à présenter sa situation comme s’inscrivant dans la durée : « Comme vous le savez pour une entreprise un recrutement est à la fois un coût et un investissement. Il apparaît alors essentiel pour une personne, vivant cette situation, de mettre en avant le fait que sa démarche correspond à un projet familial voulu et réfléchi qui s’inscrit sur le long terme. »  


A découvrir


Laure De Charette

Journaliste depuis 2005, Laure de Charette a d'abord travaillé cinq ans au service France du quotidien 20 Minutes à Paris, tout en écrivant pour Economie Matin, déjà. Elle est ensuite partie vivre à Singapour en 2010, où elle était notamment correspondante du Nouvel Economiste et où elle couvrait l'actualité politique, économique, sociale -et même touristique !- de l'Asie. Depuis mi-2014, elle vit et travaille à Bratislava, en Slovaquie, d'où elle couvre l'actualité autrichienne et slovaque pour Ouest France et La Libre Belgique.

Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres, dont "Chine-Les nouveaux milliardaires rouges" (février 2013, Ed. L'Archipel) et "Gotha City-Enquête sur le pouvoir discret des aristos" (2010, Ed. du Moment). Elle a, à nouveau, rejoint l'équipe d'Economie Matin en 2012.