En France, les usines sont désormais plus nombreuses à ouvrir qu'à fermer

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La France compte tout de même près de 600 usines de moins aujourd'hui,
qu'en 2008.

Baisse du chômage, reprise de la croissance, hausse des créations d’emplois, et maintenant, ouverture de nouvelles usines ! Les bonnes nouvelles se multiplient pour l’économie tricolore.  

 

« La reprise est là, nette et significative » 

D’après une étude menée par le cabinet Trendeo, intitulée « 2017, la reprise s’affermit », en 2017, 100 fermetures de sites industriels à plus de dix emplois ont été enregistrés, et 125 ouvertures. Le solde positif est donc de 25 usines. La tendance positive engagée en 2014 se poursuit. Cependant, ce rétablissement tient à une baisse des fermetures. Les ouvertures restent 45% plus faibles qu’en 2010. 

Pour David Cousquer, créateur et gérant de Trendeo, « la reprise est là, nette et significative ». Cela se traduit d’abord par un solde record des créations nettes d’emplois, tous secteurs confondus. Ensuite, pour la première fois depuis 2009, ce bon résultat est obtenu grâce à une hausse des créations d’emplois, et non plus seulement à la baisse des suppressions d’emplois. Le troisième signal important, à leurs yeux, est que les grandes entreprises se joignent au mouvement. 

Des créations d'emplois dans tous les types d'entreprises

Pour la première fois depuis 2009, PME, ETI et grandes entreprises contribuent à parts égales aux créations d’emplois. Le quatrième point encourageant est que l’industrie bénéficie également de la reprise et contribue à nouveau aux créations d’emplois : la production industrielle prend place au deuxième rang après la production de services et devant les points de vente ou la logistique. 

Le cinquième point positif est la bonne tenue des startups et des levées de fonds. Ce pan nouveau de l’économie française reste dynamique et se place au troisième rang (fictivement puisque les startups ne sont pas un secteur d’activité) des secteurs de l’économie française. 

Dernière bonne nouvelle : sur les seuls critères des données liées à l’emploi et à l’investissement productif, la reprise semble bien devoir se prolonger en 2018. 


A découvrir

Laure De Charette

Journaliste depuis 2005, Laure de Charette a d'abord travaillé cinq ans au service France du quotidien 20 Minutes à Paris, tout en écrivant pour Economie Matin, déjà. Elle est ensuite partie vivre à Singapour en 2010, où elle était notamment correspondante du Nouvel Economiste et où elle couvrait l'actualité politique, économique, sociale -et même touristique !- de l'Asie. Depuis mi-2014, elle vit et travaille à Bratislava, en Slovaquie, d'où elle couvre l'actualité autrichienne et slovaque pour Ouest France et La Libre Belgique.

Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres, dont "Chine-Les nouveaux milliardaires rouges" (février 2013, Ed. L'Archipel) et "Gotha City-Enquête sur le pouvoir discret des aristos" (2010, Ed. du Moment). Elle a, à nouveau, rejoint l'équipe d'Economie Matin en 2012.