Etiquette énergie : la règlementation non conforme dans un produit sur deux

10 %
En matière d'électroménager, seulement 10 % des sites de vente en
ligne respecteraient la règlementation européenne.

Quand vous achetez un lave-vaisselle, ou un réfrigérateur, vous pouvez savoir quelle est la consommation du produit en question. Mais la règlementation est mal appliquée dans un cas sur deux.

Electroménager : de fausses étiquettes

Le lave-vaisselle économique que vous avez acheté récemment n’est peut-être pas si sobre que ça en électricité. Ce qui expliquerait le bond en avant de votre facture d’électricité. Pourquoi ? Car les étiquettes énergie, présentes sur tous les produits électroménagers, est parfois totalement fausse. C’est ce que dénonce aujourd’hui l’UFC-Que Choisir.

Les sites de vente en ligne dans le collimateur

Membre du projet européen MarketWatch, qui vise à une meilleure surveillance du marché en matière d’énergie, l’association de consommateurs a réalisé deux enquêtes qui prouvent que la règlementation européenne en matière d’étiquetage énergétique est assez mal appliquée dans les faits. Ainsi selon l’UFC-Que Choisir, l’étiquetage en question ne serait pas conforme sur plus de 50 % de produits électroménagers contrôlés. A noter que les magasins physiques respecteraient mieux la règlementation que les sites de vente en ligne, dont la conformité n’attendrait que 10 %.

Une absence totale d'informations, pourtant obligatoires

Enfin, bien que l’étiquetage soit désormais obligatoire, force est de constater que beaucoup d’enseignes ne l’ont pas compris puisque sur près de 2 000 produits inspectés, un sur cinq n’affichait aucune étiquette. Avec en haut du podium les fours, puis les téléviseurs, et enfin les lave-vaisselle.


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Jean-Baptiste Le Roux

Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour RCF où il est en charge de l'actualité sur web. Il a travaillé pour Perspective Entrepreneurs, Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et ancien membre de l'Association des Journalistes de Défense.