Consommation électrique : moins d'un quart de renouvelable

7,2 %
En 2019, l'éolien a produit 7,2% de l'électricité consommée.

La France, dans le cadre de son plan pour réduire son impact énergétique et donc son empreinte carbone, vise à changer son « mix énergétique », soit la part que chaque énergie (thermique, nucléaire et renouvelable) pèse dans la consommation. Si la part des énergies renouvelables a augmenté entre 2018 et 2019, cette augmentation est très faible.

Une augmentation des renouvelables de… 0,1% dans le mix énergétique

La France a encore des efforts à faire pour atteindre les objectifs que s’est fixé le gouvernement. Selon le panorama du mix énergétique établi par les divers gestionnaires réseau en France et publié le 6 février 2020, c’est simple : la part des énergies renouvelables dans la consommation électrique des ménages français n’aura augmenté que de 0,1%. Elle est passée, entre 2018 et 2019, de 22,9% à 23%, ce qui reste en-dessous du quart et bien en-dessous des objectifs.

Dans le détail, c’est encore et toujours l’énergie hydroélectrique qui est la plus importante parmi les énergies renouvelables : elle pèse 11,7% de la consommation électrique française. L’éolien, qui fournit 7,2% de l’électricité consommée en 2019 en moyenne, avec un pic à 10% en décembre, gagne du terrain. Le solaire, par contre, ne pèse que 2,5% de la consommation du pays et les bioénergies que 1,6%.

32% de renouvelables en 2030 ?

Une augmentation de 0,1% par an, ce n’est guère énorme… surtout lorsque le gouvernement a pour objectif que 32% de l’électricité consommée en France en 2030 soit d’origine renouvelable. Certes, la fermeture d’autres centrales, comme les centrales nucléaires, va artificiellement faire augmenter la part des renouvelables dans le mix énergétique, mais le pays est loin du compte.

Il suffit de voir le déficit en puissance de production solaire : en 2019, la production d’énergie solaire a atteint 9.436 MW, en hausse de 890 MW sur un an. Mais dans la feuille de route du gouvernement, à l’horizon de 2023 est prévue une production d’au moins 18.000 MW, soit le double. Or, au rythme de 900 MW par an, il faudrait une dizaine d’années pour atteindre cet objectif.


A découvrir