L'enfer fiscal français. CSG-CRDS de 0,5% en 1996 à 17,2% aujourd'hui

17,2 %
Le taux cumulé de la CSG, de la CRDS et des différents autres
prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et les plus-values
atteint aujourd'hui 17,2%.

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Les paradis fiscaux existent parce que les enfers fiscaux existent aussi. Ce sont les deux faces d’une même médaille.

L’économie est pragmatique et les postures idéologiques en économie terminent toujours très mal et entraînent généralement la pauvreté de tous. L’histoire est pleine de crises ayant entraîné la misère des populations.

Trop de fiscalité est évidemment nuisible parce que cela étouffe les initiatives.

Il n’y a aucune fiscalité juste.

La fiscalité ne doit pas être morale, ou moraliste, elle doit permettre de financer des choses que les citoyens ont décidé de financer collectivement. C’est évidemment le cas des taches régaliennes (police, armée, justice) et puis au fil de l’eau on s’est retrouvé aussi par démagogie à financer les meubles de madame Dujenoux avec une aide spécifique de la CAF!!!

Au fil de l’eau, les prélèvements sociaux sont passés de 0.5% au début des années 90 à leur création à… 17,2% aujourd’hui!!

Le taux cumulé de la CSG, de la CRDS et des différents autres prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et les plus-values atteint aujourd’hui 17,2%.

Evolution des taux de prélèvement sociaux à travers les « âges » !

0,5% sur les produits acquis en 1996
3,9% sur les produits acquis en 1997
10% sur les produits acquis entre le 1er janvier 1998 et le 1er juillet 2004
11% sur les produits acquis entre le 1er juillet 2004 et le 1er janvier 2009
12,1% sur les produits acquis en 2009 et 2010
12,3% sur les produits acquis entre le 1er janvier 2011 et le 1er octobre 2011
13,5% sur les produits acquis entre le 1er octobre 2011 et le 1er juillet 2012
15,5% sur les produits acquis entre le 1er juillet 2012 et le 31 décembre 2016
17,2% sur les produits acquis à compter du 1er janvier 2017

Par petites touches, par hausses successives nous sommes à 17,2%, mais ce n’est pas tout.

Prenez le cas des revenus fonciers, ils sont par exemple imposés aux « revenus » c’est-à-dire à votre TMI, la tranche marginale d’imposition, qui peut aller jusqu’à 45% surtout quand on perçoit… des revenus fonciers, auxquels il faut rajouter ces 17,2% de prélèvements sociaux, ce qui signifie oui vous avez bien vu, que l’Etat s’octroie le droit de vous voler 62,2% des loyers perçus. C’est évidemment considérable.

On peut continuer à dire qu’il faut taxer encore plus les petits riches, il arrive un moment cela va être difficile d’aller à 100% de taxation et croire que tout va continuer à tourner et que cela va bien se passer.

Nous sommes à la limite de la cassure sur la fiscalité en France, et la stratégie macronienne qui consiste à croire que l’on peut continuer à taxer toujours plus l’immobilier est une erreur colossale, car là aussi on est à la limite de la rupture.

La rupture c’est quoi ?

Le moment où plus personne ne veut investir, parce que les efforts à faire sont tels, que c’est tout simplement décourageant.

De 1996 à aujourd’hui les taux d’imposition ont augmenté au même rythme que le dynamisme de notre économie diminue.

Ce pays étouffe sous les taxes, règles, impôts et autres lois, sans oublier les normes aussi stupides que peu protectrices. Jamais autant n’a été prélevé pour d’aussi piètres résultats collectifs.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Article écrit par Charles Sannat pour Insolentiae


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Charles Sannat

Charles SANNAT est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l'Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Economique d'AuCoffre.com en 2011.

Il rédige quotidiennement Insolentiae, son nouveau blog disponible à l'adresse http://insolentiae.com

Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.