Environnement: comment rendre les salariés plus responsables

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L'empreinte environnementale numérique d'un salarié est de 514 kilos
de gaz à effet de serre.

Le 12 décembre dernier s’est tenu, à Paris, le One Planet Summit, dédié à lutte contre le réchauffement climatique.

Cet évènement, à l’initiative du Président de la République Emmanuel Macron, intervient deux ans après l’accord de Paris sur le climat, conclu lors de la COP21, et fait suite à l’annonce du président américain Donald Trump de retirer les Etats-Unis de cet accord. Une annonce qui a suscité de nombreuses réactions et inquiétudes dans le monde face à des prévisions climatiques aux conséquences graves.

Les entreprises ont un rôle très important à jouer dans cette prise de conscience, en encourageant leurs employés à des actions simples en faveur de l’environnement.

L’an dernier, le Club Green IT et le CIGREF ont publié un benchmark mettant en avant l’empreinte environnementale numérique d’un salarié : 514 kg de gaz à effet de serre, soit l’équivalent de 3 100 km en voiture (distance Paris-Moscou), 1 520 kWh d’énergie consommée, soit 50 ampoules basses consommation allumées pendant plus de 2 000 h, et 23 555 litres d’eau ou 2 600 packs de 6 bouteilles. Des chiffres qui font froid dans le dos mais qui sont un réel appel à l’action pour les entreprises et leurs employés. D’ailleurs, de plus en plus d’individus évoquent l’envie de contribuer à une œuvre caritative, de changer les choses ; ils peuvent en effet être les acteurs du changement climatique, en commençant par adopter les bons gestes et bonnes pratiques.

Tout d’abord, la digitalisation des entreprises a favorisé la dématérialisation croissante des documents, permettant ainsi de réduire l’usage inutile de papier, et renforçant la conscience et la responsabilité individuelle de chacun. Ainsi, pour continuer dans cette logique et diminuer cette (sur)consommation, les employés sont invités à réduire les impressions de certains documents, pour n’utiliser que leur version numérique par exemple. Ils peuvent également favoriser les échanges d’informations par voie digitale aux versions papier multiples via des plateformes d’échanges centralisées et sécurisées par exemple. En outre, avec la montée du numérique, les pratiques professionnelles ont évolué vers des transformations qui, contrairement aux apparences, peuvent être bénéfiques pour l’environnement.

Auparavant, pour assister à une réunion, il fallait forcément être présent physiquement, ce qui impliquait parfois des déplacements et voyages en fonction des lieux de travail, et donc une importante émission de carbone. Aujourd’hui, avec les nouveaux moyens de communication, et notamment les systèmes de vidéo-conférence sur PC, tablettes ou encore mobiles, il n’est plus nécessaire de se déplacer systématiquement pour échanger avec des collègues situés dans une ville, un pays, voire sur un continent différent.

Cette tendance à la mobilité, de plus en plus courante au sein des organisations, a permis de favoriser le cloud aux infrastructures physiques et de réduire le nombre d’ordinateurs physiques pour laisser la place à des ordinateurs portables moins énergivores. De même, privilégier les échanges via messageries instantanées, moins gourmandes en énergie aux emails multiples, permettra de réduire l’empreinte carbone et en même temps d’améliorer la qualité des interactions en évitant des emails superflus autour de problématiques simples.

A l’échelle de ce que représente l’empreinte environnementale du salarié, ces initiatives peuvent sembler insignifiantes. Pourtant, s’il adopte ces pratiques simples, sur du long terme, il peut contribuer à changer les choses et réduire l’impact des entreprises sur l’environnement. A l’heure où le réchauffement climatique et ses conséquences néfastes sur les générations à venir sont devenus une certitude, les initiatives ne doivent plus être anecdotiques et les mesures doivent absolument être mises en place. Souvent, les gens pensent à tort que leur petite contribution ne suffira pas à changer les choses, et par conséquent, ne le font pas.

Au contraire, car chaque geste compte, aussi infime soit-il, que ce soit lire un article sur écran au lieu de l’imprimer, utiliser du papier recyclé, faire une vidéo-conférence au lieu de prendre sa voiture ou le train, ou encore se rendre au travail à pieds ou en vélo. Cela conduit à un effort plus global et donc à un impact sur la planète. Quel que soit notre métier, nous sommes tous acteurs de ce monde et tous concernés par ces problématiques, c’est pourquoi chaque pierre apportée à cet édifice compte.


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