2020 : le moratoire éolien

5 %
L'éolien ne produit que 5% de l'électricité en France.

Le cap est franchi : désormais plus de la moitié des régions et départements français ont signifié officiellement au gouvernement que la coupe des éoliennes est pleine.  Allier, Charente maritime, Cantal, Charente, Poitou, Hauts de France, Rhône Alpes.. Grand Est… Partout les voyants sont au rouge.

Le territoire a absorbé plus d’éoliennes qu’il ne pouvait et le résultat n’est pas au rendez-vous. L’association des Maires de France est en alerte maximum : la fracture territoriale a empêché Paris de constater les dégâts sur le terrain. Dans de nombreux départements, la pression monte et le ras le bol est général. Le record historique des 73 auditions de la récente commission Aubert d’enquête parlementaire en a démontré l’urgence.

Avec cinq fois moins de crédits que sur l’éolien, l’objectif d’énergies renouvelables peut être atteint rapidement mais il faut agir dès 2020. Le moratoire éolien est urgent pour nous permettre d’atteindre vite ce cap alors que la COP25 annonce des résultats catastrophiques.  Douze ans d’énormes investissements dans l’éolien donnent un résultat dérisoire alors qu’il existe à présent de bien meilleures solutions renouvelables.

Sans emplois locaux créés ni résultat industriel concret de la transition énergétique, ce « grand projet » a fait flop. La montagne a accouché d'une souris.  Calquer la solution allemande sur la France a présenté 3 grandes erreurs :

Comme en Allemagne ; les résultats ne sont pas au rendez-vous. 2019 est l’année de l’effondrement à 90 % des projets éoliens. En France près de 100 milliards ont été dépensés pour que l’éolien ne produise que 5% de notre électricité, seulement assurée un jour sur cinq… ! Tout cela avec des implantations qui couvrent pourtant un Tiers de notre territoire. L’Allemagne s’attend désormais à subir le grand trou noir de pannes gigantesques. Paris a déjà connu trois grandes pannes cette année : Montparnasse, Orly et les Champs Elysées, car les réseaux sont à genoux. La bulle éolienne éclate avec plus de 10 000 emplois appelés à disparaitrre cette seule année, de l'aveu même du groupement éolien allemand qui rassemble les marques exploitées en France.

Doubler l’éolien couvrirait plus de la moitié de notre territoire pour seulement 10% de notre électricité et l’offshore éolien détruit la moitié de nos zones de pêche… !

La France ne bénéficie pas du tout de cette activité, toujours restée artificielle. Les fabricants sont tous étrangers, les importations massives, les emplois précaires, les détaxations massives, la balance commerciale déficitaire. Le chiffre d’affaires est toujours subventionné par le contribuable à un prix largement supérieur au marché. Le seul créneau français des mâts d’éoliennes, pesant à peine une centaine d’emplois, moribond depuis plusieurs années, est en train de disparaitre en Bourgogne.

Un petit noyau d’influence a maintenu artificiellement cette aubaine par le siège incessant des élus et des ministères. Obtenir des rentabilités privées à deux chiffres grâce à un financement 100% public était bien tentant… Des « enquêtes » ou des « sondages » très orientés sont régulièrement financés pour essayer de maintenir cet eldorado qui a fait la fortune de quelques initiés. Les réglementations ont souvent été influencées, notamment les distances restées identiques malgré les tailles triplées, le bruit également, les socles en béton par millions de tonnes, le recyclage des pales, toujours non résolu en matériau largement polluants.

On découvre le grave problème de défense aérienne et de sécurité du contrôle aérien avec la prolifération des éoliennes qui aveugle les radars au sol et en vol jusqu’à 70 km. Le paysage français et ses ressources sont très différents de l’Allemagne. La seule région allemande semblable à la France rejette également l’éolien. Les ressources hydrauliques françaises sont une énergie renouvelable bien plus performante.

Si on double une solution inefficace, elle est encore deux fois moins efficace.

L’éolien reste un gadget qui ne répond pas à la transition énergétique et même l’aggrave !!! il est incompréhensible que le seul modèle d’éolienne proposé soit le vieux modèle tripale à mât géant, presque centenaire, peu efficace, aux multiples nuisances, alors que des procédés bien plus modernes existent, éoliennes turbines verticales, ou incorporées aux bâtiments en toiture ou encore dans les ventilations, qui ont un bien meilleur rendement et pèsent un filon national  4 fois plus d'énergie produite au coeur des besoins, et sans les nuisances actuelles de tous ordres.

L’éolien actuel retarde les vraies énergies renouvelables qui arrivent : valorisation carbonée, hydrogène, thorium, immeubles à énergie positive… etc …. Les accumulateurs polluent plus en déchets radioactifs que la filière nucléaire… les panneaux solaires de première génération sont en fin de vie. Déjà les vitres solaires à énergie arrivent … les piles à combustibles se rechargent seules et rejettent 95% de moins de carbone…


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Ludovic Grangeon

Ludovic Grangeon a été partenaire de plusieurs réseaux d’expertise en management et innovation sociale de l'entreprise. Il milite à présent pour le développement local et l’équilibre des territoires au sein de différentes associations. Il a créé en grande école et auprès des universités  plusieurs axes d’étude, de recherche et d’action dans le domaine de l’économie sociale, de la stratégie d’entreprise et des nouvelles technologies. Il a également été chef de mission et président de groupe de travail de normalisation au sein du comité stratégique national Afnor management et services. Il a participé régulièrement aux Journées nationales de l’Economie, intervenant et animateur.

Son activité professionnelle a été exercée dans l'aménagement du territoire, les collectivités locales, en France et auprès de gouvernements étrangers, à la Caisse des Dépôts et Consignations, dans le capital risque, l’énergie, les systèmes d’information, la protection sociale et la retraite.