Éoliennes : un sérieux doute pour l'avenir ?

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En Europe, le secteur de l'énergie éolienne assure 11,4 % de la
production d'électricité.

Au moment où climat et environnement sont à la « Une » de tous les rassemblements politiques ou autres, il n’est pas simple de tenter de réagir par rapport aux solutions mises en œuvre ou envisagées en matière de production d’énergie.

Le développement durable occupe une place majeure sur le futur marché de l’énergie pour limiter l’utilisation d’énergie fossile. L’objectif est d’y parvenir dans les meilleurs délais. Dans tous les cas, il faut comprendre que plusieurs dizaines d’années seront nécessaires. Ce problème dépasse nos frontières et concerne le monde entier.

Si l’écologie, le climat et l’environnement prennent le pas en tant que sujets prioritaires, on ne peut pas se contenter d’actions à petites doses. Elles sont souvent non significatives, avec un seul objectif celui de satisfaire le « politique » et la population à des fins électorales. C’est dans ce contexte que l’État français ne peut plus ignorer le problème du choix des énergies renouvelables et en priorité celui des éoliennes.

Chacun, citoyen ou politique, y va de ses propres idées et de ses solutions. La voiture électrique est mise en exergue, avec un bonus exceptionnel, compensé avec une très forte augmentation de la taxe carbone pour les autres véhicules, diesel ou essence, qui va doubler voire tripler ! Nul n’est dupe du but caché de cette décision. La fourniture d’énergie électrique demeure dans tous les cas un problème essentiel.

Inutile d’essayer de convaincre vos interlocuteurs en matière de production d’énergie. Quelle que soit votre opinion, vous trouverez en face de vous des « convaincus ». Soit, ils partagent votre point de vue, si vous en avez un, l’affaire est entendue ; soit, ce qui est le plus souvent le cas, ils s’y opposent. Alors ils vont tenter de vous convaincre qu’ils possèdent la solution.

La France et ses éoliennes dans le marché européen

Au-delà des sources d’énergie reconnues comme le nucléaire, l’hydraulique et la bio masse, il est de plus en plus question de solaire et d’éolien. Qualifiées d’énergies renouvelables, non émettrice de CO2, ces deux nouvelles voies se sont imposées. C’est principalement l’énergie produite par les éoliennes qui est mise en cause.

Quelques chiffres pour mieux comprendre : en 2018, la production européenne (au-delà des 28) représente 30% de l’énergie éolienne mondiale. En Europe, le secteur de l'énergie éolienne assure 11,4 % de la production d’électricité. Principaux pays consommateurs : 40,5 % au Danemark, 28,1 % en Irlande, 24,9 % au Portugal, 20,4 % en Allemagne, et… 5,7% en France. L'éolien « en mer » représente en Europe 15,1 % de toute sa production éolienne ce qui représente 79 % de la puissance éolienne « en mer » mondiale !

La France s’est engagée dans la voie éolienne et envisage d’accélérer leur implantation avec une prédominance pour des parcs en mer. L’expérience et les échecs allemands, en particulier le transport et le stockage de l’énergie produite, n’ont pas l’air nous de servir d’exemple.

Il serait temps de se poser des vraies questions sur le développement de l’option éolienne en matière d’énergie renouvelable comme de nuisances réelles et potentielles. C’est un engagement de plus de 20 ans pour l’implantation sans retour de parcs d’éoliennes, dans les zones venteuses du territoire, sous réserve espérée d’aucun contretemps technique ou environnemental.

C’est ce message d’alerte que s’acharne à faire passer Fabien Bouglé qui depuis 10 ans travaille sur les risques et les déconvenues attendues en matière d’approvisionnement en énergie par les éoliennes dans un livre choc exhaustif « La face noire de la transition écologique » qui dénonce le caractère présumé sans issue du processus.

Se masquer la face, c’est aussi faire fi des importants progrès technologiques ou de la découverte d’une nouvelle source d’énergie à moyen et long terme. Comment faire prendre conscience du risque encouru ?


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Jacques Martineau

Après un long parcours scientifique, en France et outre-Atlantique, Jacques Martineau occupe de multiples responsabilités opérationnelles au CEA/DAM. Il devient DRH dans un grand groupe informatique pendant 3 ans, avant de prendre ensuite la tête d'un organisme important de rapprochement recherche-entreprise en liaison avec le CNRS, le CEA et des grands groupes du secteur privé. Fondateur du Club Espace 21, il s'est intéressé aux problèmes de l'emploi avec différents entrepreneurs, industriels, syndicalistes et hommes politiques au plus haut niveau sur la libération de l'accès à l'activité pour tous. Il reçoit les insignes de chevalier de l'Ordre National du Mérite et pour l'ensemble de sa carrière, le ministère de la recherche le fera chevalier de la Légion d'Honneur.