Epidémie, c'est fini. Nouveaux records pour les marchés

50 DOLLARS
Le prix du baril de pétrole a chuté sous les 50 dollars le 3 février
2020 à cause du coronavirus.

Les marchés se redressent de manière tellement spectaculaire qu’ils battent à nouveau des records de plus haut.

Au moment où ils dépassent les records précédents, la Chine est à l’arrêt économiquement. Pas grave.

Les compagnies aériennes ne volent plus et Cathay Pacific demande à ses 27 000 salariés de prendre 3 semaines de vacances. Pas grave.

Les navires de croisières ne peuvent plus aller en Asie. Pas grave.

Les usines sont toutes fermées, de Tesla, à Samsung, en passant par Apple ou Airbus sans oublier Hyundai. Pas grave.

Je pourrais continuer la liste pendant des pages, d’ailleurs vous pouvez suivre ma série « chronique d’une pandémie » pour avoir un aperçu de toutes ces « bonnes nouvelles » pour nos amis les marchés.

Pourquoi ça monte ? Officiellement s’entend.

Pourquoi ça monte me direz-vous très justement ? Il y a trois raisons.

1/ La Chine vient de baisser ses droits de douane sur les produits américains dont elle a évidemment besoin du genre … tout l’équipement médical, mais c’est une autre histoire. Donc, pour les marchés c’est la fin de la guerre commerciale.

2/ Christine Lagarde, a évoqué des signes de stabilisation économique en préambule à son audition par le Parlement européen, tout en reconnaissant que la croissance restait faible…. si vous relisez cette phrase et que vous êtes normalement linguistiquement constitué, vous trouverez que ça ne ne veut rien dire. Mais pour les marchés cela veut dire qu’un avenir radieux attend l’Europe…

3/ Et c’est la la principale raison à la hausse officielle des marchés. La plus grande université chinoise de sciences aurait trouvé un traitement miracle. Et hop ! L’épidémie c’est fini. Terminé. Bon quand vous regardez dans le détail la publication de ladite fac chinoise, ils ont obtenu quelques résultats avec un médicament utilisé contre le VIH (encore) d’habitude (mais tous les médicaments rétroviraux contre le VIH sont essayés) et puis on met une grosse dose d’un équivalent au paracétamol (L’Abitol), et voilà le traitement miracle qui va sauver la Chine… dans une éprouvette ça fonctionne, en vrai c’est une autre histoire, d’ailleurs même l’OMS s’est fendu d’un communiqué pour expliquer qu’il n’y a pas de traitement contre le coronavirus. Mais pas grave, les marchés montent.

Pourquoi ça monte officieusement parlant. 

Plusieurs logiques peuvent être évoquées.

La première ? Plus ça va mal, mieux c’est, car plus c’est « pourri », plus les banques centrales mettent de l’argent sur les marchés et mieux c’est.

La seconde ? Le marché ne peut que tenir, car si c’est vraiment grave alors on est tous morts, donc en s’en fiche, on joue la hausse.

La troisième ? C’est la théorie que je partage avec les abonnés à la lettre STRATEGIES dans le document que je viens de vous mettre à disposition dans vos espaces lecteur. Cette hausse pourrait (et le conditionnel est important) en vérité, cacher un immense danger. Pour télécharger le document c’est ici. Si vous n’êtes pas encore abonné, tous les renseignements ici.

Les semaines qui viennent sont cruciales. Si la Chine endigue l’épidémie, alors les affaires pourront reprendre comme avant… ou presque. Si ce n’est pas le cas, les choses finiront par se compliquer mais pas avant plusieurs mois. Je vous explique tout ici.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !


A découvrir

Charles Sannat

Charles SANNAT est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l'Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Economique d'AuCoffre.com en 2011.

Il rédige quotidiennement Insolentiae, son nouveau blog disponible à l'adresse http://insolentiae.com

Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.