Et la fintech de l'année est yelloan !

100
Plus de 100 candidats avaient participé au prix de la meilleure
fintech de l'année !

Tous les ans, Finance Innovation, le pôle de compétitivité de la finance, décerne le prix de la meilleure fintech de l’année.

Finance Innovation présentait jeudi 2 février le gagnant de la la fintech de l’année. Après Aston iTrade Finance en 2015, c’est yelloan qui l’emporte pour le prix 2016. La compétition est relevée, plus de 100 fintechs avaient postulé, sur lesquelles 8 furent sélectionnées pour le round final.

C’est donc yelloan qui l’emporte avec un concept vraiment original : il s’agit de faciliter l’accès au crédit pour les personnes exclues du crédit bancaire, notamment parce qu’elles ne peuvent pas produire un contrat de travail en CDI. Yelloan se charge de mettre en place une "garantie participative", qui convainc ensuite une banque d’accorder le crédit : si 5% du montant du crédit est collecté auprès de 5 amis minimum, la banque partenaire s’engage à fournir le prêt. Une solution tout à fait intelligente, gagnant-gagnant !

Mais il faut aussi citer les 7 autres finalistes, qui apportent également des innovations intéressantes :

- PayinTech fournit des systèmes de monnaies privatives sur un support physique pour un lieu donné (payer avec un bracelet dans un camping ou un festival)

- EasyTransac permet d’encaisser une carte bancaire avec uniquement son smartphone, la société veut "ubériser le TPE (Terminal de paiement électronique)". Très malin !

- Treezor est une plateforme B2B offrant tous les services de base (paiement, émission de carte de paiement, cantonnement de fonds, etc.) pour les fintechs B2C.

- Grisbee est un agrégateur de patrimoine (et pas seulement de comptes comme cela existe déjà) qui propose un diagnostic et du conseil sur-mesure.

- FundShop est un outil de suivi de portefeuilles

- Heoh facilite le don à partir d’une carte bancaire

- EvolutionEnergie fournit des logiciels aux entreprises pour leur permettre de réduire leur facture énergétique

La compétition montre, une fois de plus, le dynamisme du secteur de la fintech en France, et au-delà de toute la "tech", une source d’emplois et de croissance de plus en plus importante pour notre économie.


A découvrir

Philippe Herlin

Philippe Herlin est économiste, Docteur en économie du Conservatoire National des Arts et Métiers, il a publié plusieurs ouvrages chez Eyrolles et rédige des chroniques hebdomadaires pour Goldbroker.

Il écrit tous les vendredis un article sur l'art et la culture vus à travers l'économie, et intervient ponctuellement sur d'autres sujets.

Son site : philippeherlin.com