Euro/dollar : la parité dans six mois, la catastrophe ensuite [BESTOF]

1 DOLLAR
Dès septembre 2015 l'euro vaudra un dollar au change.

Avec la chute de l'euro de ce début d'année 2015, les prévisions vont de bon train et une chose est sûre : la parité euro/dollar sera une réalité dès cette année. Ce que ne font pas les analystes, toutefois, c'est essayer de prédire ce qu'il arrivera ensuite. Goldman Sachs s'y est essayée et l'euro devrait continuer sa chute... pendant au moins deux ans.

En 2015 un euro vaudra un dollar

L'euro est encore légèrement plus fort que le dollar : le change est actuellement de 1,05 euro pour un dollar pour être exact. La monnaie unique semble s'être stabilisée sur ce change malgré quelques variations. Mais elle ne devrait pas avoir arrêté sa chute, surtout à cause de la BCE et le lancement le lundi 9 mars 2015 de son plan de rachat d'actifs de 60 milliards d'euros par mois. D'ailleurs, en une semaine elle a déjà racheté 10 milliards d'actifs.

Injecter du liquide dans la zone euro, puisque c'est grosso modo ce que fait la BCE, dévalue l'euro... et donc sa chute va se poursuivre, le plan de rachat d'actifs était prévu pour s'arrêter en septembre 2016. La BCE pourrait même le poursuivre au-delà si nécessaire.

Du coup, selon les analystes de Goldman Sachs, l'euro et le dollar pourraient trouver une parité... dès septembre 2015, dans six mois. Pas étonnant, l'éventualité d'une parité euro/dollar est désormais acquise. C'est la suite qui est plus inquiétante.

1 euro vaudra... 0,80 dollar en 2017

La parité euro/dollar ne serait pas un problème mais reste une limite à ne pas franchir. Les prix des importations risquent d'exploser si l'euro poursuit sa chute, et avec elles le prix du pétrole et le prix des produits de consommation. Malheureusement, ce sera bien le cas.

Si les analystes de Goldman Sachs ont raison, l'euro ne vaudra plus que 0,85 dollar à l'horizon de fin 2016... et 0,80 dollar fin 2017. Du jamais vu dans l'histoire de la monnaie unique qui risque de mettre à mal la relance économique tant attendue.

En tout cas, importer des Etats-Unis ne sera plus une bonne chose. Par contre les Américains vont adorer venir passer des vacances en France où le change leur sera favorable.

Article initialement publié le 16 Mars 2015


Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.

 

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