Face aux crises, bâtir maintenant une société sans dépendance à l'argent

300 MILLIARDS €
La maladie plombe les comptes publics, 300 milliards d'euros en 2019.

Plans de relance et innovations technologiques se succèdent. Résultats : plus d'impôts et taxes, plus d'endettement, plus de chômage, plus de dette écologique et 10 millions de Français qui doivent survivre sous le seuil de pauvreté ! Les plans monétaires sont donc une solution partielle et éphémère.

Une société moins dépendante à l'argent résoudra les problèmes sociaux, écologiques, ceux de sécurité et donnera un sens à la vie en collectivité. En préférant l'avoir à l'être, nous perdons le discernement : notre mode de vie agresse la biodiversité et le climat, donc l'avenir de tous, on maintient le cap ! Faute d'éducation à la santé et pour cause de pollutions, la maladie plombe les comptes publics (300 milliards d'euros en 2019, notre premier poste de dépenses !), mais personne n'en parle. Une priorité est donc de renforcer notre système immunitaire et cultiver une bonne santé. Le politique peut remplacer la communication démagogique et faussement protectrice par la communication pédagogique et l'action efficace : gratuit et gros gain ! Autres exemples, 33 millions de véhicules particuliers en France : si 10 % de leur propriétaire décident de prendre un passager, on produit immédiatement 3 millions de places supplémentaires. Vous achetez une salade bio 2 euros, si vous plantez une graine, vous obtenez votre salade pour 2 centimes. Vous êtes bon au tennis, je suis fort en philo, vous donnez un cours à mon enfant, j'aide le vôtre, on n'a rien dépensé et on est ami !

Les quatre piliers de cette société 

L'éducation à la santé, l'agriculture urbaine, la multiplication des pratiques d'échange de temps, de biens et de compétences, et l'économie circulaire comme principes dominants : on répare tout, on recycle tout ! L'impact sur le bien-être matériel et l'état d'esprit des personnes sera immédiat : il y aura plus de liens, moins de mal-être et de frustrations, et par conséquent, moins de délinquance. Cette "cité d'après" sera une grande coopérative de vie où les habitants se parlent, se prêtent, s'échangent, partagent (voir le succès des entreprises de covoiturage). C'est un immense potager. Elle est dotée d'une activité du bâtiment tournée vers l'isolation thermique de toutes les constructions et la récupération des eaux grises pour produire énergie et engrais. On y voit une pépinière de petites entreprises respectueuses de l'environnement, une omniprésence du transport collectif et du vélo. Ce projet de société va de pair avec une démocratie permanente où élus politiques et population œuvrent ensemble. Ces objectifs sont atteignables par une volonté politique ferme et des actions locales. Notre pseudo civilisation qui maltraite animaux, arbres et humains est devant une bifurcation : continuer dans le conventionnel et mal finir comme le prévoient maints scientifiques et le Secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Ou bien choisir une société beaucoup moins dépendante á l'argent et son corollaire, la sobriété heureuse. Oui, on peut se sentir mieux avec moins, oui, on peut avoir plus en produisant moins, oui, le partage choisi crée le bien-être matériel ! Ce n'est pas une politique de droite ou de gauche, ce n'est pas une idéologie, c'est du pragmatisme imprégné de fraternité.


A découvrir

Jean Marc Governatori

Jean Marc Governatori est conseiller métropolitain, président du groupe écologiste de Nice, délégué végé de la liste Jadot aux Européennes 2019 , auteur de 14 livres dont 3 préfacés par Albert Jacquard, nommé 2 fois meilleur gestionnaire de France et détenteur du Trophée de l'Emploi remis par le Ministre des PME.