Femmes : osons pour réussir ! (extrait)

51 %
Selon les statistiques de la Banque mondiale, en 2017, 51 % des femmes
françaises participaient au marché du travail.

Les femmes, dans leur majorité, ont tendance à rendre spontanément service pour ne pas froisser, se sentir utiles. Si formuler une demande pour les autres ne leur pose généralement pas de problème, elles éprouvent des difficultés à le faire pour elles-mêmes. Parler de leur rémunération et d’augmentation constitue souvent une épreuve.

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L’esprit sportif, ADN des entreprises

Les règles du jeu en entreprise ont, la plupart du temps, été créées par des hommes et pour des hommes, qui sont majoritairement représentés dans les plus hautes sphères décisionnelles. Il y règne souvent une atmosphère de compétition. Cela ne signifie pas pour autant que l’entreprise est faite contre les femmes ! Ne créez pas de barrières inutilement en vous arrimant à de fausses croyances.

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Parler sans tabou d’argent et de responsabilité

Les femmes ont du mal à briser le double plafond de verre : l’accès à des postes de pouvoir et à la rémunération associée à ces mêmes responsabilités. Elles ont une attitude ambivalente face au pouvoir. Certes elles peuvent en avoir et l’exercer avec talent, mais elles ont souvent des réticences à en parler et ont tendance à relativiser leur succès. D’une manière générale, elles n’aiment pas le mot « carriériste » qu’elles affublent de connotations négatives. Elles réservent souvent le mot « ambition » aux hommes qui ont les dents longues et affûtées. Elles sont en majorité très fortes pour négocier... pour les autres, pour leur société. Donner un prix au travail qu’elles réalisent leur est difficile. Elles commettent fréquemment l’erreur de minimiser l’importance de l’argent et contribuent, malgré elles, à faire perdurer le plafond de verre contre lequel elles souhaitent cependant lutter.

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« Sans rancune »

Deux collaborateurs qui se sont affrontés vertement en réunion peuvent se retrouver pourtant le soir même autour d’une bière. Ce scénario est difficile à concevoir selon les standards féminins pour qui la violence de l’altercation aurait pu être un point de non-retour. En entreprise, un jour on gagne, un jour on perd : l’esprit sportif, c’est aimer gagner, certes, mais c’est aussi être bon perdant. Il n’y a de place ni pour le ressentiment ni pour la rancune. Les codes masculins et féminins sont résolument différents. Un certain nombre de femmes imaginent ce jeu interne et propre à l’entreprise comme déplaisant voire malsain et cherchent à tout prix à l’éviter. Or, il est essentiel de pouvoir l’appréhender.

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À vous de jouer : À titre personnel, où en êtes-vous ?

Voici de façon symbolique les « 10 commandements » de l’entreprise. Indiquez, sur une échelle de 1 (pas maîtrisé) à 10 (en totale maîtrise), de quels codes vous êtes familière. Vous pourrez de façon corollaire recenser les axes de progrès que vous aurez envie et besoin de développer pour vous y sentir à l’aise.

Les bonnes pratiques

Une synthèse des bonnes pratiques vous permet de percevoir avec plus d’acuité comment régler votre comportement sur les codes et les attentes de l’entreprise. Elle vous met également en garde contre ce qui pourrait vous faire perdre du temps et vous discréditer !

Ceci est un extrait du livre « Femmes : osons pour réussir ! » écrit par Sophie Muffang paru aux Éditions Vuibert. Prix : 13,99 euros.

Reproduit ici grâce à l'aimable autorisation de l'auteur et des Éditions Vuibert.


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Sophie Muffang

Executive coach, auteure de « Femmes, osons pour réussir », Sophie Muffang est spécialiste de l’accompagnement au changement orienté performance. Elle a pour sujets de prédilection la prise de poste, l’international et l’empowerment au féminin. Elle est fondatrice de SMC2.