Le FMI ne croit toujours pas à 1,5 % de croissance en France

1,5 %
Le gouvernement espère une croissance de 1,5 % pour la France en 2017.

Depuis la crise économique de 2008 de laquelle on sort à peine, les prévisions optimistes du FMI (Fonds Monétaire International) sont rares. Si rares que voir que le FMI est plutôt confiant sur la croissance mondiale est un événement à part entière. Pour la France, par contre, l’institution dirigée par Christine Lagarde ne donne pas de grandes nouvelles.

Ni Trump ni le Brexit n’ont été des catastrophes (pour l’instant)

Les deux gros événements de l’année 2016, sur le plan politique, devaient apporter avec eux une catastrophe économique. D’un côté le vote du Brexit de la part des Britanniques en juin 2016 puis l’élection surprise de Donald Trump à la Maison Blanche en novembre 2016 avaient été accompagnés de prévisions terribles pour l’économie mondiale.

Selon le FMI, il n’en est rien. Mardi 18 avril 2017 à Washington l’institution a dévoilé ses nouvelles prévisions de croissance. Pour les États-Unis l’effet Trumps serait réel avec, si le Président ne fait pas de faux pas, une croissance de 2,3 % est attendue pour 2017 contre 1,6 % en 2016. Au Royaume-Uni la croissance devrait monter à 2 %. Mais le pays n’est pas encore sorti de l’Union Européenne, les discussions ne faisant que commencer.

La France toujours en dessous des espoirs de Bercy

Au niveau européen aussi les choses vont mieux. La zone euro devrait croître de 1,7 % en 2017, soit toujours en dessous des USA et du Royaume-Uni. Pour la France, par contre, malgré une hausse des prévisions de croissance du FMI qui table désormais sur 1,4 % de croissance avant de connaître le futur Président, les estimations restent en dessous de celles de Bercy. Le gouvernement espère une croissance de 1,5 % pour 2017.

Toutes ces bonnes nouvelles, auxquelles s’ajoutent celles venant des pays en voie de développement, permettent au FMI de rehausser sa prévision de croissance mondiale à 3,5 % pour 2017. Une hausse légère, à peine 0,1 % de plus que la précédente estimation, liée aux nombreuses incertitudes qui planent au niveau international.