Ford à Blanquefort : le gouvernement veut 20 millions d'euros pour la réindustrialisation du site

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Le site Ford de Blanquefort emploie 850 salariés.

Ford va payer cher sa volonté de fermer l’usine de Blanquefort, près de Bordeaux. Le gouvernement entend bien obtenir le maximum du constructeur automobile pour réindustrialiser le site.

L’usine Ford de Blanquefort, près de Bordeaux, va fermer ses portes d’ici cet été. Une décision prise au début de l’année 2018 et qui n’a pas évolué, malgré des offres de reprise déposées par Punch Powerglide, qui ont été toutes refusées. Ford préfère mettre en place un plan social et des aides pour le retour à l’emploi, plutôt que de céder son usine à une entreprise qui donne peu de garanties sur les commandes et les emplois. Cela ne fait pas les affaires du gouvernement, qui exerce une forte pression sur le constructeur automobile.

Revitalisation industrielle

Vendredi, Emmanuel Macron en visite à Bordeaux a déclaré que l’État allait forcer Ford à payer la revitalisation industrielle du site de Blanquefort. Samedi, c’était Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d’État à l’Économie, qui annonçait que le gouvernement faisait pression sur l’entreprise pour un investissement de plusieurs millions d’euros afin de garantir la reconversion du site. Dans un entretien au Parisien Dimanche, Bruno Le Maire se fait plus précis : « J'ai également demandé à Ford qu'il affecte 20 millions d'euros à la réindustrialisation du territoire. Ils se sont engagés à revenir vers nous en début de semaine ».

Plan social généreux et solide

C’est ce lundi que l’administration doit donner son avis sur le plan social de Ford. Le dossier devrait donc rebondir une fois de plus sur le plan social, ce d’autant que le ministre de l’Économie le souhaite « généreux et solide ». Quant à l’aspect industriel, Bruno Le Maire attend du constructeur la prise en charge de la dépollution du site.


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