Plan de restructuration de Ford : suppression de 10% de ses effectifs

529,2 MILLIONS €
Ce vaste de plan de restructuration est destiné à lui faire économiser
529,2 millions d'euros par an.

Ford poursuit les coupes sombres dans ses effectifs et annonce 7 000 suppressions d’emplois dans le monde, sans donner le détail par pays, d’ici la fin du mois d’août 2019.

Mauvaise passe pour Ford. Après la fermeture de l'usine de Blanquefort, qui emploie 850 salariés, programmée pour la fin du mois d’août, le constructeur automobile américain va supprimer 7 000 emplois dans le monde, soit 10% de ses effectifs.

Suppression de 7 000 postes chez Ford : des économies attendues 

Dans un courriel adressé aux salariés, Jim Hackett, le directeur général, a précisé que ces suppressions de postes se feraient par le biais de départs volontaires et de licenciements. Un porte-parole du constructeur automobile a aussi annoncé un gel des recrutements. Ce vaste de plan de restructuration est destiné à lui faire économiser 600 millions de dollars, soit 529,2 millions d'euros par an.

Pour rappel, en janvier 2019, Ford annonçait déjà un premier plan de réorganisation visant à retrouver la rentabilité, particulièrement en Europe. La part de marché du constructeur automobile a effectivement fondu, passant de 11% en 2006 à 6,4% en 2018. L’objectif était alors de réaliser 25,5 milliards de dollars d’économies à l’horizon 2022, ce qui implique des suppressions d’emplois.

Se séparer de 20% des cadres supérieurs

Dans le détail,  près de 2 300 des postes supprimés se trouvent aux Etats-Unis. Au total ce sont environ 20% du nombre de ses cadres supérieurs dont Ford veut se séparer afin de simplifier les procédures administratives et d'accélérer la prise de décision. Selon Le Figaro, Jim Hackett a déclaré : « Pour réussir dans notre secteur concurrentiel et positionner Ford dans un avenir en mutation rapide, nous devons réduire la bureaucratie, responsabiliser les managers, accélérer la prise de décision, nous concentrer sur les tâches à plus forte valeur ajoutée et baisser les coûts ».

Cette annonce fait une nouvelle montre du contexte actuel compliqué pour les constructeurs automobiles. La fin du diesel programmée, l’électrification et les technologies de conduite autonome qui poussent les groupes à investir massivement dans des domaines de compétences qui ne leur sont pas forcément familiers. Ford comme les autres doivent tenter de retrouver des marges de manœuvre pour demeurer pertinents.


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