40% des Français estiment qu'il y a trop d'aides sociales

81 %
Pour la retraite et la vieillesse, 81 % des personnes interrogées
trouvent que le niveau d'aides sociales n'est « pas assez élevé. »

Quatre Français sur dix (40 %) estiment que le niveau des aides sociales en France est « trop élevé », selon un sondage réalisé par Elabe pour Les Échos, Radio Classique et l'Institut Montaigne, publié ce vendredi 8 juin 2018.

40% des Français estiment que le niveau des aides sociales est trop élevé

Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, le pense et le dit. Et il n'est pas le seul. Interrogées sur le niveau des aides sociales en France, 40 % des personnes sondées l'estiment « trop élevé ». Elles sont revanche 32 % à juger que ce niveau est « juste ce qu'il faut », et 28 % à l'estimer « pas assez élevé ». Bernard Sananès, président d'Elabe, explique dans Les É?chos : « C'est un sujet qui partage l'opinion et qui crée du clivage droite-gauche dans une proportion qu'on n'avait pas vue depuis longtemps sur des questions économiques ».

Mais toutes les aides sociales ne sont pas considérées de la même façon par les sondés. Pour la retraite et la vieillesse, il semble y avoir même un tout autre point de vue. Ainsi, 81 % des personnes interrogées trouvent que le niveau d'aides sociales n'est « pas assez élevé. » 14 % le trouvent « juste ce qu'il faut » et 5 % « trop élevé ».

Des aides pas assez élevées pour les retraités

En outre, ils sont 64 % à le juger « pas assez élevé » en ce qui concerne la pauvreté, pour 20 % qui l'estiment, « juste ce qu'il faut » et 15 % « trop élevé ». Et 63 % des sondés estiment pas « assez élevé » le niveau d'aides sociales dans le domaine de la santé. 28 % assurent qu'il est « juste ce qu'il faut », 8 % « trop élevé ». Dans le domaine du chômage, 36 % jugent le niveau d'aides « juste ce qu'il faut », alors que 34 % le trouvent « trop élevé » et 30 % « pas assez élevé ».

Le dispositif d'aides sociales, qualifié mercredi 6 juin de « maquis injuste et illisible » par la ministre des Solidarités Agnès Buzyn, doit être passé au crible par le gouvernement, à la recherche d'« efficacité » mais aussi d'économies. La ministre a démenti les informations selon lesquelles le gouvernement voudrait réduire les dépenses sociales. Elle se dit solidaire de Gérard Darmanin dans la lutte contre la fraude aux aides. Les aides sociales doivent donner aux Français « les moyens de leur émancipation » et il n'est « pas question de faire des économies sur les plus vulnérables », a-t-elle affirmé.


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