Des acquis à valoriser et des ressources à exploiter

89 millions
La France a accueilli 89 millions de visiteurs en 2017.

Contrairement aux idées reçues, les crises n’arrêtent pas le progrès. La progression scientifique et technologique dans les pays développés est très rapide. Elle influe sur l’évolution de la société.

Synonyme d’une politique de l’offre, elle propose d’anticiper à la fois les réactions des pouvoirs publics et des investisseurs privés. La recherche fondamentale et la recherche appliquée sont les ingrédients nécessaires à un développement économique et une innovation technologique à forte valeur ajoutée.

Les secteurs de recherche, de haute technologie et d’activités d’avenir ne manquent pas. On peut en citer quelques-uns : ceux de l’aéronautique et de l’espace, de l’automobile électrique, de la nano et microélectronique, du transport et du stockage de l’énergie, des énergies nouvelles et renouvelables, de l’informatique et de la simulation numérique, de l’intelligence artificielle, des télécommunications, des matériaux du futur, de la sûreté nucléaire, des transports avec le e-commerce et la logistique etc. La France doit bénéficier de tous ses progrès technologiques.

D’autres secteurs en revanche ne sont pas encore exploités suffisamment comme ceux de l’écologie, de la protection de l’environnement et du développement durable. Sont aussi sur la sellette l’agriculture, la pêche et l’agroalimentaire avec leurs nombreuses industries de transformation. Pour sa part, le « monde » agricole est aujourd’hui en difficulté d’autant que la part de retour accordée par Bruxelles sera réduite de 5% dès 2019.

Le tourisme est lui reconnu comme un véritable atout pour la France. En effet, avec plus de 89 millions de visiteurs en 2017. S’ajoutent aux industries du tourisme, celles de la mode et du luxe. Dans le même esprit, il faut encourager aussi le milieu viticole et la gastronomie, tout en préservant notre patrimoine historique et culturel qui constitue une grande partie de la richesse du pays.

La France a les ressources pour satisfaire la quasi totalité des besoins en compétences. Le rapprochement recherche-industrie est un vieux serpent de mer qui n’a jamais su trouver sa place, faute de volonté politique et d’implication de chacune des parties. Les groupes industriels multinationaux privés doivent s’investir encore plus, en aidant les « start-up », les TPE, les PE et les ME, tournées vers la conquête de nouvelles idées et de nouveaux procédés.

Il faudra encore encourager la créativité et l’invention avec une volonté et une détermination sans faille. Il y va de l’avenir de la France, de sa compétitivité et de son avenir. La part du privé en termes de recherche, comparée à celle du public, doit être augmentée impérativement.


A découvrir

Jacques Martineau

Après un long parcours scientifique, en France et outre-Atlantique, Jacques Martineau occupe de multiples responsabilités opérationnelles au CEA/DAM. Il devient DRH dans un grand groupe informatique pendant 3 ans, avant de prendre ensuite la tête d'un organisme important de rapprochement recherche-entreprise en liaison avec le CNRS, le CEA et des grands groupes du secteur privé. Fondateur du Club Espace 21, il s'est intéressé aux problèmes de l'emploi avec différents entrepreneurs, industriels, syndicalistes et hommes politiques au plus haut niveau sur la libération de l'accès à l'activité pour tous. Il reçoit les insignes de chevalier de l'Ordre National du Mérite et pour l'ensemble de sa carrière, le ministère de la recherche le fera chevalier de la Légion d'Honneur.