La France fait partie des économies les plus frappées par le coronavirus

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La France a abandonné plus de 30 points de sa valeur ajoutée en avril.

Avec des pans entiers de l'activité qui peinent à se relever de la crise sanitaire, la France fait partie des économies les plus affectées par le confinement et les mesures prises pour endiguer la pandémie.

Le bilan de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) pour le mois d'avril n'est pas rose pour l'économie française. Avec l'Espagne et l'Italie, l'Hexagone fait en effet partie des économies les plus touchées par la crise du coronavirus. La valeur ajoutée de ces trois pays a dégringolé de plus de 30 points, alors que celle de l'Allemagne a abandonné 24 points et celle des États-Unis, 22 points. Les économies émergentes laissent 15 points en moyenne sur le carreau. L'OFCE précise que son classement reste « extrêmement fragile », car la crise est inédite et l'ampleur de son impact reste difficile à mesurer précisément à l'heure actuelle. Malgré tout, la France est dans une mauvaise position.

Valeur ajoutée en chute

L'organisation s'est appuyée sur des critères pour déterminer la perte de valeur ajoutée. Le premier repose sur les mesures de confinement plus ou moins strictes : les trois pays les plus touchés ont été plus fermes que d'autres, provoquant ainsi une plus grande paralysie de l'activité. Le second critère, c'est la structure sectorielle des économies en question. En Allemagne, le « choc interne » a été contenu, par contre l'exposition du pays aux exportations a provoqué une chute importante de l'activité. Pour ce qui concerne la France, les secteurs les plus touchés sont aussi ceux qui représentent une grande part du produit intérieur brut.

Plusieurs secteurs très impactés

C'est le cas pour l'aéronautique, le tourisme, l'hôtellerie, la restauration, ou encore le commerce. Des secteurs où la reprise s'annonce graduelle et relativement lente, étant donné les mesures de distanciation physique à respecter. Pour l'OFCE, les trois principaux enjeux à surveiller seront le nombre de faillites des entreprises, la relance de la demande des ménages (la consommation intérieure est un pilier de l'économie française), ainsi que la relance de secteurs comme le tourisme et la restauration.


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