En France, plaintes en cascade contre Volkswagen

11 MILLIONS
Volkswagen a indiqué que 11 millions de véhicules embarquant le
logiciel frauduleux avaient été vendus dans le monde.

Volkswagen n'a pas fini de payer pour ses trucages dans le scandale des moteurs diesels équipés d'un logiciel frauduleux pour tromper les tests antipollution. Cette fois, ce sont une cinquantaine de propriétaires français de véhicules de la marque qui ont porté plainte contre X.

Ce groupement de conducteurs, baptisé Association des victimes internationales de la fraude automobile (AVIFA), estime avoir été lésé par la marque allemande. Son avocat, Frederik-Karel Canoy, déplore une « pratique commerciale trompeuse, publicité mensongère, tromperie, escroquerie, mise en danger de la vie d'autrui, complicité, faux et usage de faux ». 

Particules

Volkswagen est accusé d'avoir vendu des voitures émettant des particules excédant les normes prévues, ce qui est de nature à exposer les populations concernés « à un risque immédiat de mort ou de graves maladies », le tout via une escroquerie « constituée en raison de l'emploi de manœuvres frauduleuses » ayant trompé le public. Autant dire que le groupe automobile est largement rhabillé pour l'hiver…

Et ce n'est pas la seule plainte déposée en France contre Volkswagen, qui a admis avoir écoulé 948 064 voitures truquées. Une ONG, Écologie sans frontière, a elle aussi porté plainte contre X pour « tromperie aggravée et mise en danger de la vie d'autrui ». L'organisation cherche à savoir si d'autres constructeurs automobiles se sont eux aussi lancés dans ce type de pratiques.

Class actions

Pierre Serne, élu écologiste et vice-président de la région Ile-de-France, a également déposé une plainte, en s'appuyant le code de procédure pénale faisait obligation à toute autorité de signaler un délit dont elle aurait eu connaissance. Ailleurs en Europe et aux États-Unis, des poursuites ont été intentées contre Volkswagen, dont plusieurs actions de groupe en Amérique du Nord.

Volkswagen fait également face à de nombreuses et très coûteuses demandes de remboursement des aides perçues pour la vente de véhicules soi-disant moins polluants. En France, Ségolène Royal étudie justement une telle demande.


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