Finalement la récession sera de 11 % en France ! Un record

1 %
Au début de la crise, le gouvernement estimait la récession en France
à 1% en 2020.

J’espère tout de même que vous finirez tous par reconnaître mes capacités de divination. Il faut dire que je lis dans le marc de café depuis ma plus tendre enfance, ce qui ne m’a jamais empêché non plus de lire également dans les entrailles de poulets ou encore celles de poissons.

Dans mon grenier, avec mon équipe d’économistes triés sur le volet, à savoir mon chat Grisouille et les poules des enfants la blanche Neige et la noire Charbon, nous pouvons en remontrer à toutes les équipes les plus pointues de Bercy, composées, d’énarques énarquant, de directeurs du trésor, d’inspecteurs des finances qui inspectent les finances et disposant d’outils de prévision macro-économiques du dernier cri.

Avec Grisouille, Neige et Charbon, nous sommes restés sur les anciennes technologies. Celles du flair, du pifomètre et du louchomètre !

Ca fonctionne, de vous à moi, parfaitement.

En février je vous annonçais un récession de 11 %!… au moins !

Tellement parfaitement qu’en février 2020, à nous 4 du haut d’un grenier de la campagne normande, nous écrivions (je vous rappelle que nous sommes 4 fines lames de l’économie) que la récession serait de 11 % !

Vous pouvez relire l’article ici. Cela vaut le détour.

Non… sérieux ? La Banque de France va réviser à la baisse sa prévision de croissance pour 2020.

A cette époque, mon équipe et moi nous nous moquions aimablement des prévisions stupides de nos mamamouchis de Bercy qui nous coûtent très chers pour de bien piètres résultats, et de ceux de la Banque de France, qui sont tout aussi nombreux et pertinents dans leurs visions de l’avenir… Il faut dire à leur décharge, que les 3 meilleurs prévisionnistes ne bossent pas chez eux, mais chez moi. Grisouille, Neige et Charbon veillent au grain de l’avenir de l’économie nationale.

Il ne faut donc pas en vouloir aux mamamouchis du gouvernement. Ils n’ont pas mes spécialistes.

Ils recrutent plutôt du côté de polytechnique que de la l’ESBC, l’Ecole Supérieure de la Basse-Cour.

Du coup, comme le disait le Général de Gaulle, le plus difficile ce n’est pas de sortir de Polytechnique, c’est de sortir de l’ordinaire.

Or accepter de sortir de l’ordinaire, c’est accepter de passer pour un imbécile excessif et pessimiste lorsque vous annoncez 11 % de récession alors que le ministre de l’économie lui-même parle encore d’un impact « économique que l’on peut chiffre à 0.1 % de PIB en France et de 0.5 % en Chine »…. hahahahahahahahahaha j’en rigole encore. Il faut donc renoncer à toute ambition dans le système… Et cela est rendu possible, mes chers lecteurs, que par votre engagement renouvelé chaque année et votre soutien précieux matérialisé par vos abonnements, ainsi que par les œufs de Neige et Charbon qui mettent les uns comme les autres aussi bien des œufs que du beurre dans les épinards !

Néanmoins, cette prévision de ma part ne se basait pas uniquement sur les avis de Grisouille, Neige et Charbon… d’ailleurs à ce sujet, il faut que je vous parle de la Mère aussi (pas celle qui dit rien ou bien n’importe quoi …ceux qui connaissent Jacques Brel comprendront !). La Mère, c’est la femme de Grisouille (le chat) et nous avons découvert pas plus tard qu’hier, que la Mère nous avait caché 5 petits chatons dans la haie… (celle à côté du poulailler). A ce rythme je peux donc vous annoncer que l’équipe va s’agrandir de 5 futurs experts félins.

Mais revenons plus sérieusement aux prévisions.

Pour savoir combien cette histoire allait coûter, il fallait trois choses.

1/ prendre la mesure de la situation et des mesures d’exceptions qui seraient prises.

2/ Savoir si des simulations avaient été faites avec de telles hypothèses.

3/ Les vérifier et voir si elles étaient applicables au cas qui nous occupe.

Enfin 4 choses pour être plus précis.

La quatrième c’est qu’il faut aussi un peu travailler, aller chercher, potasser et lire beaucoup, pas uniquement recopier les communiqués de presse ou les articles de l’AFP repris par tous les médias et qui constituent 80 % des articles que vous lisez…

Logique me direz-vous.

C’est pour cette raison qu’avec mes fins limiers et mes poulettes nous nous sommes penchés du côté d’Event 201, l’exercice de pandémie de coronavirus (si, si) effectué en novembre 2019 (si si) quelques mois avant la vraie pandémie. Ils arrivaient à une baisse du PIB de 11 % la première année, et les hypothèses de travail étaient les bonnes, voire même un poil optimiste pour un garçon comme moi.

Conclusion partielle à l’époque, « on va se manger un -11 % sur le PIB, Grisouille vient on va stocker un poil de plus de « canaillou » de chez Intermarché et on va rajouter un peu de grains pour Neige et Charbon.

Mon équipe et moi, du haut de notre grenier, nous sommes en train de vous établir les prévisions pour 2021.

Mais pour le moment, je ne vous en dis pas plus, mais nous n’en pensons pas moins pour autant.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !


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Charles Sannat

Charles SANNAT est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l'Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Economique d'AuCoffre.com en 2011.

Il rédige quotidiennement Insolentiae, son nouveau blog disponible à l'adresse http://insolentiae.com

Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.