La France entre en récession, les Français dépriment encore plus

La France a enregistré pour le troisième trimestre consécutif un recul
de son économie que l'Insee estime à -0,2%.

La situation économique de la France n'est pas rose depuis des années, depuis le début de la crise économique planétaire, et même le changement de président de mai 2012 n'aura rien pu y faire. Cerise sur le gâteau, l'Insee a confirmé que la France était définitivement entrée dans une période de récession économique, ce qui laisse présager que les beaux jours sont loin derrière nous, mais surtout très loin devant.

L'Insee confirme la récession entamée plus tôt dans l'année


L'Insee semble dans l'incapacité totale de nous donner de bonnes nouvelles. Et pour cause : il n'y en a pas. Le premier trimestre 2013 a été néfaste pour l'économie française qui a reculé de 0,2%. Ce n'était pas encore catastrophique, les experts considéraient cette légère récession comme une récession « technique » et continuaient d'espérer que les choses allaient s'arranger.

Ils avaient peut-être déjà oublié que la contraction de l'économie avait commencé trois mois plus tôt avec un recul de 0,2% du PIB français au dernier trimestre 2012. Mais il était difficile de ne pas les croire, de ne pas espérer que ces chiffres n'étaient que des erreurs de calcul et que tout cela n'était qu'un mauvais rêve. Pourtant, dans un éclair de lucidité, ils expliquaient en mai que « la production totale est au point mort : la consommation, atone ; les dépenses d'investissement se replient ; les exportations baissent à nouveau".

Malheureusement, ils avaient raison. Voilà désormais trois trimestres consécutifs que le PIB français recule. Les nouveaux chiffres publiés fin juin par l'Insee montrent un nouveau recul de l'économie de 0,2% sur le trimestre. Trois trimestres d'affilée de recul : la France est bien en récession. Et c'est parti pour durer.

A qui la faute ?

Forcément, il va falloir que quelqu'un porte le chapeau pour cette situation. Surtout que le recul de l'économie commence à peser lourd sur les ménages, sur le pouvoir d'achat, sur les investissements, sur l'emploi... bref, sur l'ensemble du pays. Naturellement, la droite montre du doigt le nouveau président de la République, François Hollande, et sa politique économique qui, par ailleurs, n'est pas du goût des Français.

François Fillon montrait du doigt François Hollande déjà le 15 mai dernier quand il expliquait qu'effectivement la récession était totalement et exclusivement due à la politique de la gauche. Propos de campagne sans réel fondement puisque la dure période économique touche l'ensemble de l'Europe et, surtout, bien plus durement certains autres pays de l'Union Européenne.

Mais en soi ce n'est pas étonnant que François Fillon s'attaque au président au pouvoir. La cote de popularité de François Hollande est déjà au plus bas et une bonne partie des Français n'aime pas sa politique économique et sociale. Il suffit de regarder les sondages réalisés plus tôt dans l'année pour s'en rendre compte.

Déjà en mars dernier, donc bien avant que l'Insee ne confirme la récession de la France, 73% des Français se disaient mécontents de la politique économique et sociale du Parti Socialiste au pouvoir. Il n'y a pas encore de sondage disponible qui fasse état du sentiment des Français face à la publication de ces nouvelles données mais il y a fort à parier que la politique du gouvernement ne fasse toujours pas faire l'unanimité.

Et maintenant, que va-t-il se passer ?


La France est entrée définitivement en récession et tout ce que l'on peut espérer c'est qu'elle en ressorte et au plus vite. C'est à cela que le gouvernement va devoir travailler d'arrache-pied.

Car tant que le pays sera en récession, il ne sera pas sorti de la crise économique. Et si l'on considère que la France reste l'une des principales économies de l'Union Européenne, même si la Zone Euro est essentiellement tirée par l'Allemagne, c'est le sort de toute l'Europe qui est en jeu.


Malgré sa désapprobation par le peuple, la politique de François Hollande et du gouvernement va-t-elle faire ses preuves ?


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