État d'urgence : touche pas à ma Constitution !

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François Hollande veut prolonger l'état d'urgence pendant trois mois.

Faut-il modifier la Constitution parce qu'on a un premier ministre dont les dents rayent le plancher, qui veut devenir calife à la place du calife ? Un Président d’opérette, sorte de supra secrétaire général du parti socialiste qui joue les chefs de guerre ? Un ministre de l'intérieur qui toujours péremptoire et présomptueux défend le droit au djihad ? Un ministre des affaires étrangères qui considère qu’Al Nosra branche d’Al Qaïda "fait du bon boulot en Syrie" ? Une garde des sceaux indépendantiste parfaitement incompétente voire nuisible et inamovible ? Hollande confie que l'idée vient de Manuel Valls. L'évidence saute aux yeux : la dictature socialiste en marche depuis fin 2012 veut être constitutionnellement validée.

Suite aux effroyables attentats du 13 novembre 2015, François Hollande discourt devant le Congrès de Versailles. Bonne nouvelle l'état d'urgence est déclaré permettant à nos forces de sécurité de prendre enfin quelques mesures vitales contre des djihadistes en France. Mauvaise nouvelle : Hollande veut modifier la Constitution afin de confisquer les pleins pouvoirs. A la sécurité des Français et la paix, il préfère continuer de fantasmer son "vivre ensemble" électoraliste :"La Constitution est le pacte (encore un) collectif indispensable pour vivre ensemble" dit-il. Quels sont ses arguments ? Pourquoi est-il crucial d'empêcher cette confiscation des pleins pouvoirs par le socialiste ?

Hollande considère que les deux régimes particuliers "état d'urgence" et "état de siège" prévus dans la Constitution ne sont pas adaptés "à l’évolution des technologies et des menaces". Il s'agirait de "fonder la prise de mesures exceptionnelles pour une certaine durée, sans recourir à l’état de siège" qui l'obligerait conformément à Article L2121-2 du code de défense à remettre à "l'autorité militaire, les pouvoirs dont l'autorité civile était investie pour le maintien de l'ordre et la police. L'autorité civile continuant à exercer ses autres attributions." Selon Hollande, cette option militaire "n'est pas concevable", ce qui en dit long sur la confiance qu'il accorde à nos généraux et sur son arrogance face à une guerre qui le dépasse. Il insiste "nous devons être pleinement dans un état de droit pour lutter contre le terrorisme." Traduire "Moi Président, je dois rester chef de guerre et si possible "grand chef de guerre" avec une Constitution modifiée"

Hollande prétend que la Constitution actuelle ne permet pas "aux pouvoirs publics d'agir, conformément à l’État de droit, contre le terrorisme de guerre" 4h du matin mercredi 18 novembre, les policiers du RAID soutenus par des militaires font une descente remarquée à Saint Denis. Deux islamistes sont abattus et huit suspects sont embarqués... Je pose la question : l’état d'urgence a-t-il permis aux "pouvoirs publics d'agir contre le terrorisme de guerre" ? Apparemment, CQFD. On notera au passage ce soudain intérêt présidentiel pour l’État de Droit pourtant bafoué un peu plus chaque jour par les taubiraptors dans les "no go zones" et par le gouvernement depuis les manifestations historiques contre le "mariage pour tous". D'autre part, si nous assistons depuis le 13 novembre à un "terrorisme de guerre", comment qualifier les attaques islamiques précédentes dont celles de janvier, un "terrorisme de paix" ?

"Et pourtant nous sommes en guerre. (...) Mais cette guerre d’un autre type face à un adversaire nouveau appelle un régime constitutionnel permettant de gérer l’état de crise." insiste Hollande. > "Un autre type de guerre" certes, nous sommes si éloignés de la boucherie de 14-18 ou de l'occupation allemande qu'il a fallu un an et des centaines de morts en France pour que Hollande admette enfin que nous sommes en guerre. Et encore, l'Etat islamique, nom de l'ennemi est dénié, remplacé par Daesh (prononcé Dash) un nom de lessive qui lave soigneusement le mot islam. Comme si en 1930, on avait fait mousser le nazisme (national-socialisme allemand) du nom de la fameuse bière bavaroise Hofbrau. A noter que cette hypocrisie du régime actuel est probablement une première dans l'Histoire.

> Un "adversaire nouveau" si nouveau qu'il a déjà 35 ans ! L'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) a été formé en 2013, mais ses racines remontent à al-Qaïda lui-même émergé de l'organisation Maktab al-Khadam?t constituée pendant la première guerre d'Afghanistan en 1980. Ces organisations sunnites n'ont jamais caché ni leur haine de l'Occident ni leur objectif d'établir un califat mondial en tuant ou soumettant les mécréants que nous sommes !

> Hollande soutient que la loi qui régit l’État d'urgence n'est plus adaptée aux technologies et menaces actuelles. Cette loi a pourtant servi avec succès en 2005 pendant les émeutes des banlieues. Déclaré le 8 novembre, l’État d'urgence a été prolongé de trois semaines consécutives. Nicolas Sarkozy était alors ministre de l'intérieur, les pouvoirs publics agissaient, et la France a survécu sans aucun changement de la Constitution. Question efficacité, mis l'effroyable assassinat antisémite d'Ilan Halimi par l'islamiste Fofana, il n'y eu qu'un seul acte "terroriste" en 9 ans de responsabilités confiées à Sarkozy. Quelle ne fut pas la polémique ! La mort de Mohamed Merah fut considérée par l'opposition actuellement au pouvoir comme un échec. Le 8 avril, plusieurs membres du Raid qui ont mené l'assaut à Toulouse, ont été décorés à la demande expresse du ministre de l'Intérieur, Claude Guéant... Pour Hollande que les associations islamistes ont appelé à élire, nous en sommes à 10 attentats islamistes en 3 ans et les victimes, on ne les compte plus.

L'avancée technologique est magnifiée quand il s'agit de propager l'idéologie socialiste notamment dans l'éducation nationale, et honnie dans tous les autres cas. "l'état des technologies" qui selon Hollande imposerait une modification de la Constitution concerne Internet évidemment, un outil qui véhicule massivement la peur de l’État Islamique. Mais dans le même temps, il permet à chacun à commencer par les services de renseignements, d'évaluer l'étendue des menaces de toutes sortes qui pèsent sur la France. Internet permet donc d'identifier ceux qui nous veulent du mal et surtout la source de ce mal que sont les textes fondateurs de l'islam ! Et oui, n'en déplaise au réenchanteur national, la liberté cybernétique limite heureusement la censure et la subversion étatisées. Le peuple n'est plus à la merci de la propagande socialo-marxiste et de son diktat. Le peuple est de plus en plus et de mieux en mieux informé. C'est rageant pour un régime à la limite du totalitarisme.

Faut-il avoir peur d'avoir peur ? "Les menaces que nous rencontrons aujourd’hui." dit Hollande sans les préciser. C'est qui "nous" ? Nous, les apparatchiks du gouvernement, nous les gentils du "front républicain" ? De quelle menaces s'agit-il en réalité ? De la liberté d'information d'expression d'opposition au régime actuel ? La plus grave menace pour la démocratie déjà si malmenée depuis 2012 est cette phrase présidentielle : "Il est légitime que la Constitution comporte les réponses pour lutter contre ceux qui voudraient y porter atteinte, de la même manière que sont voués à la dissolution les associations ou les groupements de fait qui provoquent la haine ou incitent à la commission d’actes terroristes." Compte tenu de la politique et la doxa socialistes, sont visés également les islamoréalistes dont la peur est fondée sur l'étude des textes fondateurs de l'islam et les faits (l'islamophobie étant une peur irrationnelle), la droite affirmée qui s'apprête à mettre une pâtée républicaine et démocratique au PS, les zemmouriens, les opposants au mariage pour tous ou au vote des étrangers, les apostats qui dénoncent avec tant d'expertise l'idéologie islamique et dont la vie est menacée en France... Peuvent dormir sur leurs deux oreilles et leurs kalachs outre les salafistes, l'UOIF, SOS racisme, milices Antifas, femen, les ayatollahs d'une laïcité pervertie, les Médiapart Libé ou le Monde qui entretiennent l'imposture d'un islam de paix "religion comme les autres" , galvanisent la haine envers les chrétiens, les juifs ou Israël au profit des terroristes palestiniens du Hamas à Gaza et des djihadistes en France...

Machiavélisme et manipulation s'expriment aussi à travers l'immobilisme, le laxisme et le sectarisme pratiqués depuis 3 ans par ce régime . Les preuves ici s’accumulent de jours en jours. La Turquie avait signalé deux fois un des agresseurs, les terroristes étaient des migrants fichés, contrôlés et laissés en liberté. Avant les attentats, notre sécurité intérieure savait déjà qu'il y avait un risque majeur d'attentat sur un concert de rock mais aucune disposition n'a été prise par Cazeneuve malgré l'alerte rouge et le plan Vigipirate. On est certain aujourd'hui que l’Élysée n'est pas innocent (voir "Révélations stupéfiantes") dans l'attentat de janvier qui a coûté la vie à 17 personnes. Et grâce à quoi Hollande au plus bas dans les sondages avait gagné 20 points. Le régime a donc laissé les attentats du 13 novembre se produire. L’Élysée commande un sondage et sur Twitter en plein assaut matinal du RAID à Saint Denis, Gaspard Gantzer affiche sa satisfaction de voir remonter la cote de popularité du patron ? Si ce n'est pas de la manipulation électorale, c'est quoi ? Je vous laisse méditer...

"Concernant une modification de la Constitution rien à ce stade ne semble la justifier." assure Christian Jacob "Notre Constitution offre clairement tous les outils juridiques pour faire face à toutes les situations." Rien à ajouter. Mises à part mon admiration et ma profonde gratitude pour celles et ceux, policiers et militaires, qui risquent leur vie pour nous...

Calculette@LaMutine pour revolte.exprimetoi