Fusion Broadcom/Qualcomm : Trump met son veto

117 MILLIARDS $
La fusion de Broadcom et Qualcomm devait être une opération à 117
milliards de dollars.

Ce devait être une opération historique, une des plus grosses fusions-acquisitions de l’Histoire des Etats-Unis et de la high-tech : le géant Broadcomm a proposé de racheter un autre géant, Qualcomm, ce qui aurait donné lieu à un mastodonte des puces électroniques. Mais Donald Trump n’a pas vu la chose d’un bon œil et a bloqué toute l’opération par décret.

Une fusion à 117 milliards de dollars

Les deux géants ont des activités complémentaires et très proches : Qualcomm s’est spécialisée dans les puces électroniques pour appareils mobiles et a réussi à s’imposer comme leader du secteur auprès des constructeurs du monde entier. Broadcom, de son côté, développe des puces permettant l’accès au réseau ou encore au service GPS. La fusion des deux géants avait alors du sens.

Sauf que dès le départ Qualcomm n’était pas convaincue : Broadcom a dû revoir son offre à la hausse à plusieurs reprises jusqu’à atteindre la somme pharaonique de 117 milliards de dollars. Qualcomm s’était finalement pliée à l’attaque de Broadcom.

L’opération est désormais bloquée : Donald Trump a utilisé son pouvoir présidentiel invoquant des risques pour la sécurité.

Le CFIUS a parlé : la fusion menace les Etats-Unis

Le président Trump n’a pas usé de son pouvoir à tort et à travers. Il suit en fait l’avis du CFIUS, le Comité américain sur les investissements étrangers, qui a étudié la fusion. Le CFIUS a estimé que la prise de pouvoir de Broadcom sur Qualcomm pouvait présenter un risque pour la sécurité intérieure des Etats-Unis et ce pour une simple raison : Broadcom est une entreprise chinoise basée à Hong-Kong.

L’avis du CFIUS a été primordial pour Trump : il a pu publier un décret qui stipule que Broadcom et Qualcomm doivent cesser immédiatement les opérations visant à réaliser la fusion. De plus, les candidats au Conseil d’Administration de Qualcomm que proposait Broadcom pour en prendre le contrôle sont « disqualifiés ».

Broadcom a fait savoir par communiqué qu’elle n’accepte pas les conclusions du CFIUS et qu’elle est en train d’étudier le décret présidentiel, en vue probablement de l’attaquer en justice.


A découvrir