Gaspillage : la contre-attaque d'Amazon

3 MILLIONS
Amazon détruit chaque année plus de 3 millions de tonnes tonnes de
produits neufs dans ses entrepôts français

Amazon, épinglé par un reportage de l'émission Capital de M6, répond sur Twitter. Accusé de détruire 3 millions de produits invendus par an, la firme de Jeff Bezos affirme faire des dons à des associations.

Amazon épinglé par M6 : la firme détruit plus de 3 millions d'invendus par an

Dans l'émission Capital diffusée sur M6, dimanche 13 janvier, un sujet révélait que l'entreprise américaine Amazon jette des produits neufs. Aussitôt, cette révélation a entraîné de vives réactions, notamment chez les élus. Brune Poirson, secrétaire d'Etat française à la Transition écologique a parlé de Un gaspillage inadmissible et annoncé dès le lundi 14 janvier qu'elle allait faire voter une loi pour interdire ces pratiques. 

Pour rappel, dans l’enquête, le journaliste révèle qu'Amazon détruit chaque année plus de 3 millions de tonnes tonnes de produits neufs dans ses entrepôts français. La firme de Jeff Bezos jette ainsi 3% du stock total des invendus de son marketplace

Des dons à des associations humanitaires... qui n'ont pas entendu parler d'Amazon depuis longtemps

Mardi 15 janvier, contre-attaque d'Amazon sur Twitter : « Seulement une petite fraction des produits invendus est détruite, la grande majorité est recyclée, revendue, retournée ou donnée ». Et d'ajouter qu'elle effectue « régulièrement des donations pour des associations telles que Dons Solidaires ou Les Banques Alimentaires ». Pourtant dans le reportage de Capital, le Secours populaire dit n’avoir pas reçu de dons de la part d’Amazon depuis bien longtemps.

« En ce qui concerne les donations des vendeurs tiers de la marketplace, les réglementations en vigueur relatives à la TVA imposent que les vendeurs s’acquittent de la TVA sur les donations, ce qui n’est pas économiquement viable » se défend Amazon. Et comme la meillleure défense c'est l'attaque, Amazon poursuit : « Nous nous efforçons de réduire le nombre de produits pour lesquels nous n’avons d’autre choix que la destruction, notamment en portant le sujet auprès des autorités compétentes ».


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