Gaz : les prix pourraient augmenter de 6% en juillet 2018

80 €
Cette augmentation se traduirait par une hausse de la facture de 80
euros par an en moyenne pour un consommateur qui se chauffe au gaz. 

Si le gouvernement suit les recommandations de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), les tarifs réglementés du gaz pourraient grimper de 6,5% à partir du 1er juillet 2018. La CRE préconise cetet hausse dans son analyse annuelle sur les coûts du gaz ce lundi 11 juin 2018.

Les tarifs réglementés du gaz pourraient augmenter de 6,5%

Mauvaise nouvelle pour les Français qui se chauffent au gaz. À compter du 1er juillet 2018, les tarifs réglementés du gaz pourraient augmenter de 6,5% si le gouvernement suit les recommandations de l'analyse annuelle, publiée ce 11 juin 2018 par la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Et donc, cela reviendrait, par an 

Dans son rapport, la CRE justifie cette hausse des prix par l'accroissement des coûts supportés par Engie, le fournisseur de gaz de référence en France. Dans le détail, le rapport fait état d'une hausse de 3% des coûts d'approvisionnement, de 2,5% des coûts d'infrastructures et de 2,6% des coûts commerciaux. Cette évolution se traduirait au final par une hausse de 6,5% sur la facture TTC d'un client qui se chauffe au gaz.

Vers une fin des tarifs réglementés pour 2023

Désormais, pour que ces nouveaux tarifs soient appliqués, l'avis de la CRE doit faire l'objet d'un arrêté ministériel. C'est donc le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, qui devra trancher et décider d'une éventuelle hausse des tarifs réglementés. Au final, entre 3 et 4 millions de Français bénéficient des tarifs réglementés du gaz.

Seule bonne nouvelle, à terme, ces tarifs réglementés fixés par l'État sont cependant amenés à disparaître. Ils devront laisser place aux offres de marché, dont les prix sont fixés par le fournisseur d'énergie et garantis fixes pendant deux ans. En effet, en juillet 2017, le Conseil d'État avait jugé les tarifs réglementaires contraires au droit européen et avait imposé à l'État de les supprimer. Le gouvernement envisage leur extinction à l'horizon 2023.


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