Ghettos de riches, ghettos de pauvres... ravage de la pensée égalitariste !

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Ce sont les ravages de la pensée égalitariste qui veut imposer à tous la croyance démagogique que nous sommes tous égaux et qu’évidemment, tout le monde pourrait devoir vivre dans un loft aux pieds de la Tour Eiffel avec un jardin privatif de préférence sans oublier le droit opposable au spa et au hammam personnel dans chaque logement…

Le journal Le Monde dans cet article découvre donc, que riches et pauvres ne se mélangent pas, ce qui est tout de même une évidence humaine depuis la nuit des temps… Si les riches devaient vivre comme les pauvres, cela s’appellerait le communisme, et même sous Staline les membres hauts placés avaient des Datchas là où les gueux stakhanovistes devaient se contenter d’appartements partagés en périphérie de Moscou.

On peut donc en conclure, que, riches et pauvres forment un mélange hétérogène non miscible. Je ne fais que répéter ici le cours de SPC (science physique et chimique d’après la nouvelle nomenclature scolaire en vigueur dans nos collèges). Pour ceux qui ont oublié leurs cours de 6ème, cela veut dire par exemple que l’huile et le vinaigre ne se mélangent pas plus que les riches et les pauvres !

Ghettos de riches, ghettos de pauvres : les inégalités se creusent en Île-de-France

« Tandis que les quartiers bourgeois s’enrichissent encore, une « paupérisation absolue » frappe des « secteurs urbains entiers », selon une étude.

« C’est ce que montre une édifiante étude publiée lundi 3 juin par l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU), un organisme qui dépend de la région Ile-de-France. En partant de statistiques sur les revenus, les logements, les types de ménages, etc., elle souligne combien les inégalités se sont creusées depuis une quinzaine d’années dans la région parisienne »…

Et pourtant ce n’est pas faute d’efforts pour étaler les HLM même dans les quartiers les plus onéreux ce qui est évidemment un non-sens économique puisque cela revient à ne pas pouvoir construire beaucoup quand on construit cher, je pense aux HLM dans le 16ème à Auteuil !!

« Polarisation toujours plus marquée »

« Inégalités entre individus, mais aussi entre départements, communes et quartiers : malgré tous les efforts, toutes les « politiques de la ville », la mixité sociale recule. Avec des « ghettos de riches » de plus en plus clos sur eux-mêmes, et des « ghettos de pauvres » qui s’enfoncent dans les difficultés.

D’un côté, les beaux quartiers de l’ouest parisien comme le 8e arrondissement, Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) ou Le Vésinet (Yvelines). De l’autre, les cités des Misérables.

L’Ile-de-France est de longue date « la région où les inégalités sont les plus marquées, du fait de la concentration de populations très aisées », rappelle l’étude ».

On ne règle pas le problème de la pauvreté en mettant un pauvre dans l’immeuble du riche !

Il faut avoir tout de même une pensée tordue et sacrément erronée pour croire qu’en mettant un pauvre dans l’immeuble du riche on va créer les conditions de son ascension sociale.

Le pauvre ne va pas devenir miraculeusement riche au contact d’un quartier riche !!

Un crétin reste un crétin.
Un malade reste un malade.
Un incontinent reste incontinent.
Un inculte reste un inculte.
Un malotru, reste un malotru.

Le problème ce n’est pas la conséquence mais les causes !!

Et c’est là que la pensée égalitariste fait des ravages puisqu’elle veut vous faire croire que c’est la queue qui remue le chien et pas le chien qui remue la queue !

La seule façon de lutter contre la pauvreté, ce n’est pas évidemment uniquement des aides financières même si elles sont nécessaires.

La seule façon de lutter contre la pauvreté c’est de lutter contre ses causes, et ses causes sont multiples. C’est par exemple l’échec scolaire, le manque évident d’éducation ou les manques comportementaux de certains.

Autrefois on disait qu’ils étaient « mal dégrossis », et du « mal dégrossi », ces derniers temps ce n’est pas ce qui manque. Vous avez aussi des problèmes évidents de formation, parfois de courage à la tâche ou encore de « motivation ».

Vous avez aussi des maladies, des problèmes physiques, ou encore toutes les difficultés psychiques ou psychologiques que l’on peut trouver et qui font que les gens ne peuvent plus avancer.

S’attaquer à la pauvreté ce n’est pas s’attaquer aux « Ghettos ». C’est là encore une erreur monumentale liée au politiquement correct étouffant dans notre société.

Il n’y a pas de « ghetto » dans notre pays…

Il n’y a que des zones de non-droit ou évidemment personne n’a envie d’aller s’installer et encore moins ne veut y élever ses enfants… Dès que ça va mieux, dès que certaines réussissent à prendre l’ascenseur social, ils n’ont plus qu’une idée en tête fuir ces quartiers invivables. Résultat? Ces quartiers restent remplis des gens les plus pauvres, mais encore une fois, la pauvreté n’est pas le problème. Le monde est rempli de gens pauvres et dignes, et d’ailleurs dans ces quartiers aussi la majorité des pauvres y sont dignes et doivent supporter l’anarchie que la démagogie de nos dirigeants a laissé s’y installer.

Etre d’origine étrangère ne signifie en aucun cas que l’on ait envie de se faire agresser ou de subir la loi des petits dealers, de la même façon que l’on peut être taulard et voter (avec une participation de presque 85% en prison) pour Marine Le Pen… qui incarne plutôt l’ordre !!! Paradoxal n’est-ce pas ? Les taulards qui votent pour le parti qui semble vouloir incarner le plus l’ordre… cela devrait faite la « une » de toutes les analyses. Non. Cette histoire est tue et surtout non analysée. C’est bien plus confortable. Source Le Point ici

La « pauvreté » ou la « modestie » n’ont jamais justifié le fait de voler, de piller ou de dégrader. Il ne se forme un ghetto que lorsque les services de l’Etat si prompts à se montrer bien forts avec les petits faibles qui se font flasher sur les routes à 10 kilomètres heure de plus, abdiquent leur responsabilité et leur rôle dans de plus en plus de « quartiers » de notre pays.

Il n’y a pas de problème avec les « ghettos » si ce n’est que les choses s’y passent mal parce que les gens s’y tiennent mal. Tout le reste est de la littérature. Rien ne justifie que l’on se tienne mal et certainement pas la pauvreté.

Mais, il n’en reste pas moins que c’est à l’Etat en tant que puissance collective organisatrice de créer non pas l’égalité (et surtout pas l’égalité qui est un égalitarisme qui comme tout les « ismes » finit en fascisme) mais les conditions de l’égalité, ce qui n’a strictement rien à voir. L’égalité de droits, de devoirs, et… de chances ! Chance de faire des études, d’avoir une formation, un emploi, un logement etc…

Pour le reste étaler la merde n’en a jamais changé l’odeur…étaler les problèmes ne les résout pas.

Les solutions sont donc complexes à mettre en oeuvre et tournent essentiellement autour de la formation, de l’éducation, du comportement, de la mise en place d’internat, du choix de l’excellence et de l’ambition pour tous les enfants de ce pays d’o% qu’ils viennent pour les amener à réaliser leur potentiel pour le bien de la collectivité.

L’ambition, la formation, le « dégrossissage » sont donc des étapes indispensables, mais elles ne feront pas tout. Au bout du chemin, il faut permettre à chacun de nos concitoyens de trouver un boulot synonyme de dignité et d’indépendance et aussi… de participation à la création de richesses collective.

L’Europe n’est pas la paix… c’est la prospérité qui fait la paix !

Pour cela il faut évidemment avoir du boulot, créer du boulot !

Pour cela il faut une économie prospère.

Pour cela il serait temps de cesser nos âneries de mondialisation, de délocalisations, et de fermer les usines pour les laisser ouvrir là-bas.

Temps de cesser de faire rentrer chaque année un peu plus de bougres venus de bien loin et que l’on n’est même pas capable de loger si ce n’est en laissant de nouveaux bidonvilles se créer à Paris.

Pour cela, il faut cesser nos imbécillités de construction européenne qui ne fonctionne pas et qui crée aujourd’hui les conditions de la misère du plus grand nombre.

Or l’Europe n’est pas la paix contrairement à ce qu’affirme la propagande facile.

Ce qui fait la paix, c’est la prospérité et c’est parce qu’à la sortie de la Seconde guerre mondiale l’Europe a connu une grande prospérité liée à la reconstruction et aux coopérations européennes que la paix s’est installée. Toujours cette histoire de queue qui remue le chien alors que c’est le chien qui remue la queue.

Étaler la merde n’en a jamais changé l’odeur… Déplacer les problèmes ne les réglera jamais. Dans ce pays, ce que l’on aime, c’est déplacer la nuisance ou le nuisible (qui va de l’enfant « turbulent » qui changera d’école, à la famille à problème qui changera de « ghetto », sans oublier le mauvais prof qui sera muté, le mauvais policier qui sera envoyé dans un autre commissariat etc, etc…).

… et il faut vraiment être benêt pour encore parler de « ghetto de riches et de ghettos pauvres » quand il faudrait parler tout simplement du modèle de société qu’il faut reconstruire pour notre pays, d’économie, d’emploi, de formation, d’accompagnement, et aussi de sécurité, de drogues douces et lentes etc, etc… mais aussi, de morale, de transcendance, et de spiritualité.

Tout système politique qui veut nier le besoin de possession de l’homme se trompe et n’est pas viable, de la même façon que tous les systèmes qui refusent la dimension religieuse de l’homme et le besoin de croyance échouent également.

Vous l’aurez compris, c’est tout qu’il faut revoir.

De la cave au grenier. Sans aucune haine, sans rejet, mais au contraire en construisant sur ce qui nous unit. Vaste programme, qui n’est pas à l’ordre du jour.

La destruction peut donc se poursuivre.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Article écrit par Charles Sannat pour Insolentiae


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Charles Sannat

Charles SANNAT est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l'Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Economique d'AuCoffre.com en 2011.

Il rédige quotidiennement Insolentiae, son nouveau blog disponible à l'adresse http://insolentiae.com

Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.