Gilets Jaunes : et maintenant, ils bloquent les centres des impôts

600
Au dernier pointage officiel, 600 radars auraient été neutralisés en
France, depuis le début du mouvement des gilets jaunes, sur un total
de 3000.

Il fallait s'y attendre : après les barrages sur les routes et les ronds-points, les opérations péage gratuit, voici que les gilets jaunes s'attaquent aux centres des impôts. Pas de dégats, juste des entrées murées au petit matin..

Le mouvement des gilets jaunes prend tranquillement le chemin qu'on suivi avant lui d'autres moivements de révoltes fiscales. Depuis le début de la semaine, plusieurs centres des finances publiques ont ainsi été murés par des inconnus, dont on peut cependant penser qu'ils sont probablement liés aux gilets jaunes, ou tout au moins, soutiennent leur cause.

Gilets Jaunes : des centres des impôts murés en Charente et dans l'Ain

Les murs de parpaings montés pendant la nuit étaient surtout symboliques. Il a suffit de quelques minutes à chaque fois pour les abattre. Mais les auteurs de ces opérations ont gagné à moindre coût (trente euros de parpaings et de ciment à tout casser) et pour un effort minime à la fois une exposition médiatique efficace, et la sympathie d'une majorité de contribuables. 

Pas de dégats, pas de risques 

Tant que ce genre d'opérations se limite à un blocage symbolique de l'entrée, fusse-t-il batiment public, les risques de représailles judiciaires sont limités. C'est une autre affaire lorsqu'un centre des impôts ou une préfecture voient leur entrée barrée par des montagnes de fumier. Le travail de nettoyage et de déblocage expose les auteurs de ces opérations choc à des amendes, voire, à des requêtes en dommages et intérêts...


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Jean-Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.

Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. 

En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.

Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.

En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. 

Il a également été éditorialiste économique sur SUD RADIO de 2016 à 2018.

 

Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).