Gilets Jaunes : le secteur des services est celui qui en pâtit le plus

49,6
L'indice mesurant l'activité du secteur des services atteint 49,6 en
décembre, contre 55,1 au mois de novembre.

L'indice du cabinet Markit enregistre une chute de 5 points ce mois-ci. Si les causes sont nombreuses, la première raison citée est celle des « perturbations liées au mouvement des Gilets jaunes ».

L'activité des services en repli en décembre

Un mois jour pour jour après le début des premières manifestations des Gilets Jaunes, le constat ne fait que se confirmer : le mouvement de grogne pèse sur l'économie hexagonale. L'activité des services continue même de se replier en décembre, selon l'indice provisoire PMI, publié par le cabinet IHS Markit, vendredi 14 décembre.

Ainsi, l'indice composite de l'activité globale fléchit à 49,3 en cette fin d'année, contre 54,2 en novembre. La production manufacturière s'enfonce, elle aussi, en décembre à 47,7 contre 50,0 en novembre. Selon Markit, la chute est attribuée par les fabricants « à un ralentissement de la croissance dans le secteur de l'automobile plutôt qu'aux mouvements sociaux actuels ».

Les commerçants voient leur activité reculer de 40% à une période clé

Au final, le secteur des services est celui qui pâtit le plus des Gilets Jaunes. L'indice mesurant son activité atteint 49,6 ce mois-ci, contre 55,1 au mois de novembre. Elle enregistre ainsi "son premier recul depuis juin 2016", peut-on lire dans le communiqué de l'entreprise. Pour rappel, le printemps et l'été 2016 sont marqués par une vague de contestation contre la loi travail sous le quinquennat de François Hollande, accompagnée de grèves dans les transports.

Même si Markit ne dévoile pas les secteurs les plus affectés en cet hiver 2018, les commerçants sont bel et bien les premiers à en pâtir alors que la perspective des fêtes est l'une des plus fortes périodes de consommation de l'année. En effet, ces derniers voient leur activité reculer de 40% pour les plus petits et de 15% pour la grande distribution, selon les estimations de Bercy. Le manque à gagner a même été estimé à un milliard d'euros par Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution.


A découvrir