Facebook pourrait être contraint de se séparer de Giphy

56 %
Les revenus publicitaires de Facebook sur la période entre le 30 juin
2020 et le 30 juin 2021 ont progressé de 56% par rapport aux douze
mois précédents.

L’autorité antitrust britannique pourrait ordonner à Facebook de revendre Giphy, le fournisseur de GIFs que la firme de Mark Zuckerberg avait acquise en mai 2020.

Sur le marché des GIFs aussi, un monopole n’est pas acceptable

Depuis plus d’un an, Giphy est dans le giron de Facebook, une situation qui ne plaît pas à la Competition and Markets Authority, l’autorité de la concurrence britannique. Cette dernière estime que cette mainmise de Facebook sur Giphy pourrait remettre en question la capacité de Giphy à distribuer ses contenus ailleurs que sur Facebook, Instagram et WhatsApp. En d’autres mots, la Competition and Markets Authority craint que Facebook ne décrète un jour que les contenus de Giphy puissent être distribués uniquement sur ses propres plateformes.

Si cette hypothèse se matérialisait, le seul autre fournisseur de GIFs sur le web serait Tenor, acquis à son tour par Google en mars 2018. Ce scénario mettrait alors Tenor en position de monopole sur le web, excepté les plateformes de Facebook. Quant à ces dernières, elles pourraient bénéficier injustement de cet avantage exclusif d’avoir des GIFs de Giphy, ce qui pourrait inciter les consommateurs à préférer les plateformes de Facebook par rapport à ses concurrents. Et c’est justement ces types de situations que les autorités de la concurrence du monde entier ont pour mission d’empêcher.

Les contrats publicitaires de Giphy remis en question

Autre pendant de cette acquisition de Giphy par Facebook, le marché publicitaire. Il faut savoir que, tout comme Facebook, Giphy gagne de l’argent grâce à la publicité. Bien évidemment, depuis qu’il est dans le giron de Facebook, la politique de Giphy en termes de distribution publicitaire est subordonnée au bon vouloir de la firme de Mark Zuckerberg. Là aussi, les autorités anti-trust ne peuvent qu’intervenir pour empêcher des entraves évidentes à la concurrence.

La Competition and Markets Authority insiste néanmoins sur le caractère « provisoire » de ces conclusions. Les parties prenantes ont maintenant jusqu’au 2 septembre 2021 pour lui soumettre leurs remarques. La décision finale sera rendue le 6 octobre 2021.


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