Parents, n'encouragez pas vos enfants aux excès du Net !

  • Les dangers d'Internet sont souvent sous-estimés par les parents alors
    que 81% des adolescents français déclarent avoir déjà vu un de leurs
    ais se faire harceler sur Internet.
Crédit Photo : cc/flickr/SnapDoc

Les dangers d'Internet sont souvent sous-estimés par les parents alors
que 81% des adolescents français déclarent avoir déjà vu un de leurs
ais se faire harceler sur Internet.

Lorsqu'il s'agit de leurs vies privées, vos adolescents font très attention à ce qu'ils vous révèlent, et se livrent même souvent avec parcimonie. Avec la prolifération des téléphones portables et des tablettes, il est de plus en plus facile pour eux de parler avec leurs amis et de surfer sur Internet… loin de vos yeux inquisiteurs.

Même si la génération des « digital natives » a grandi en utilisant Internet, elle semble encore ignorer les dangers qui règnent sur la toile, tels que la pornographie, la cyber-intimidation, etc. Et pour preuve !

Selon Mme Klès, la sénatrice qui a déposé un amendement au projet de loi sur l'égalité hommes/femmes concernant le cyber-harcèlement, ce phénomène serait, en France, responsable de 20 à 25 % des cas d'absentéisme à l'école.

Véritable menace, le harcèlement digital est au cœur des débats. D'après une récente étude d'Atomik Reseach pour le compte de McAfee, 81 % des adolescents français ont déjà vu un ami ou un camarade se faire harceler sur Facebook. Par opposition, cette même étude révèle que 90 % des parents déclarent faire confiance à leur adolescent pour ne pas maltraiter leurs camarades en ligne. Naïveté ? Non, ces éléments reflètent bien le fossé existant entre le comportement des adolescents en ligne et la perception de leurs parents.

Prenons pour preuve d'autres exemples révélateurs… 46 % des parents pensent que leur enfant est un simple observateur sur Internet, là où 62 % des ados admettent être réellement acteurs sur les réseaux sociaux. 71 % des parents ne pensent pas que leur enfant ait déjà cherché intentionnellement des photos de nudité ou de pornographie en ligne, alors qu'en réalité, un adolescent sur dix avoue l'avoir déjà fait.

Ces données alarmantes doivent ouvrir les yeux des parents, qui pensent que leurs enfants peuvent être laissés sans surveillance sur Internet. Même si 53 % d'entre eux admettent avoir discuté avec leur enfant de la sécurité en ligne, cela n'empêche pas de nombreux adolescents de s'être déjà adonnés à des activités dangereuses, voire illégales. En effet, plus d'un adolescent sur 10 (16 %) admet avoir déjà rencontré physiquement une personne qu'il a connu en ligne ! De même, plus de la moitié d'entre eux (52 %) avoue avoir envoyé ou posté des photos explicites d'eux-mêmes en ligne.

Il est inquiétant de constater qu'en aidant leurs enfants à créer leurs profils sur les réseaux sociaux (56 %), les parents ne mesurent pas, voire peu, les dangers auxquels ils exposent leur progéniture. Alors que 35 % des adultes estiment qu'Internet est un outil très dangereux, force est de constater que seulement un quart d'entre eux ont mis en place un contrôle parental sur les ordinateurs de la maison (26 %).

Une cause à laquelle tout le monde doit être sensibilisée !

Les parents ont, bien entendu, un réel rôle préventif à tenir envers leurs enfants afin de ne pas encourager les comportements à risque. L'objectif est d'instaurer le dialogue avec afin de tirer parti d'Internet sans en être les victimes. En s'éduquant sur les menaces en ligne et les outils qui existent pour les protéger, les parents seront davantage à même de rompre les comportements dangereux.

Cependant, les pouvoirs publics ont aussi manifesté leur sensibilité aux risques du cyber-harcèlement. Saluons notamment l'initiative de M. Peillon qui a récemment présenté une campagne de lutte contre le cyber-harcèlement, intégrant plusieurs mesures, dont une campagne télévisée, des dessins animés pour sensibiliser les plus jeunes, un plan de formation des personnels ainsi que des ressources en ligne pour venir en aide aux élèves victimes, à leurs familles et aux témoins.

Espérons que ces initiatives sauront faire prendre conscience des dangers du Web et modifier les comportements en ligne de ses utilisateurs.

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