Hausse de 6% du tarif de l'électricité : deux associations veulent l'empêcher

26 MILLIONS
26 millions de foyers français sont concernés.

Deux associations de consommateurs, CLCV et UFC-Que Choisir, veulent annuler la hausse des tarifs de l'électricité de 5,9%, prévue pour l'été 2019, qu'elles considèrent comme injustifiée. Pour ce faire, elles ont écrit au président de la République.

Le gouvernement l'a annoncé : le gel des tarifs réglementés de l'électricité c'est terminé ! Ces derniers devraient donc connaître une hausse de 5,9% durant l'été 2019. L'exécutif devrait se conformer à une proposition de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), le gendarme du secteur en France.

CLCV et UFC-Que Choisir veulent anuler la hausse des tarifs de l'électricité

Mais deux associations en ont décidé autrement ! CLCV et UFC-Que Choisir ont écirt une lettre au chef de l'Etat pour tenter d'annuler cette future hausse, qui concerne 26 millions de foyers français. Dans ce courrier adressé à Emmanuel Macron, et publié vendredi 12 avril elles demandent « de ne pas laisser le gouvernement suivre cet avis que nous considérons techniquement infondé et juridiquement contestable ».

Et d'ajouter : « Approuver le raisonnement de la CRE reviendrait à tourner le dos aux attentes des Français en termes de pouvoir d'achat et à la logique de dialogue que vous avez mise en place durant le grand débat national ». Elles estiment que cette hausse n'était pas « inéluctable », s'appuyant sur l'avis de l'Autorité de la concurrence qui conteste également la hausse prévue du tarif réglementé de l'électricité.

Les associations menaçent de saisir le conseil d'État

Selon elles, cette hausse injustifiée permettrait à EDF d'augmenter « indûment » ses prix, augmentant ainsi sa marge de 87%. Si cette augmentation des prix est bien validée par le gouvernement, la CLCV et UFC-Que choisir prévoient de saisir le conseil d'État. Il faudra attendre jusqu'en juin puisque le ministère de la Transition écologique a indiqué qu'il utiliserait le délai légal de trois mois dont il dispose, soit jusqu'au 1er juin, pour se prononcer sur la proposition de la CRE, le gendarme du secteur.

Pour rappel, le gel du tarif de l'électricité et du gaz, initialement prévu jusqu'au 31 mars 2019, avait été décidé par le gouvernement fin de «protéger les foyers français, notamment les plus modestes ». Il faisait partie des annonces phares d'Édouard Philippe pour atténuer la colère des Gilets jaunes, annoncées mardi 4 décembre 2018.


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