Emploi : le monde repart ; la France reste à quai

Malgré l'inversion de la courbe du chômage voulue par François
Hollande, le nombre de chômeurs a encore augmenté de 0,3% en janvier
2014

Les chiffres du chômage de ce mois-ci ne font que confirmer une tendance lourde et durable : la situation de l'emploi reste très mauvaise dans notre pays, et François Hollande, pétri d'optimisme pour ne pas dire de naïveté, mène les Français droit dans le mur.

Celui qui nous promettait l'inversion de la courbe du chômage doit désormais se rendre à l'évidence : sa boîte à outils est parfaitement inefficace.

Personne, surtout pas Monsieur Sapin qui ne "s'attend à rien", et encore moins les entreprises, poumons de l'emploi, ne voient en François Hollande l'homme capable de redresser le pays.

Personne, et surtout pas l'Europe, ne croit désormais aux promesses. La Commission Européenne remet même ouvertement en cause les prévisions de Bercy, et prévoit un déficit public de la France de près de 4% pour 2015.

Une évidence – il n'y a qu'à comparer le coût de l'assurance chômage avec celle de nos pays voisins ! - que Monsieur Moscovici ne veut toujours pas reconnaître.

Et surtout, le monde nous regarde : pendant que la croissance repart partout ailleurs, la France reste à quai, incapable de mettre en place les moyens permettant de faire repartir son économie. Le temps perdu depuis deux ans ne sera pas rattrapé, la spirale du déclin est amorcée ; sauf à changer complètement de politique économique.

Or, il ne semble pas que cela soit le choix de François Hollande et de son Gouvernement.

Voilà bientôt deux ans que le Président de la République fait de l'emploi et du retour de la croissance son cheval de bataille et deux ans que nous constatons son échec cuisant. Il est pourtant l'heure de changer de méthode, de mettre un vrai coup d'arrêt à la pression fiscale et à l'avalanche des charges qui pèsent sur l'emploi.

La baisse du coût du travail est un impératif, François Hollande l'a enfin compris. Il reste désormais à passer l'étape 2 : écouter les recommandations de ceux qui investissent, prennent des risques, créent de la richesse et contribuent au premier chef au retour de la croissance, les chefs d'entreprises.

Réponse vendredi.


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