Coronavirus : l'hôpital militaire de campagne est-il adapté ?

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L'hôpital militaire de campagne peut accueillir 30 malades

Le président de la République est aujourd’hui en visite à l’hôpital de campagne militaire de Mulhouse. Ce campement exceptionnel doit venir en aide aux hôpitaux du Grand-Est dépassés par le coronavirus. 

Un dispositif d'urgence

Non, le président de la République ne se rend pas aujourd’hui dans l’hôpital de campagne militaire de Mulhouse, car atteint du coronavirus, mais bien pour « rendre hommage au personnel soignant » et « témoigner sa solidarité envers la région Grand Est qui est fortement éprouvée » selon l’Élysée.

Habituellement, le campement est installé sur les terrains en guerre ou dans le desert, mais Emmanuel Macron l’a dit « nous sommes en guerre » contre le coronavirus. Il a donc été installé sur le parking de l'hôpital Émile-Muller de Mulhouse. L'objectif de l'installation est de soulager les hôpitaux de la région surchargée par les patients atteints du Covid-19 en réanimation. Le Grand-Est est la région la plus touchée après l’Île de France avec 4.992 cas confirmés pour 5 millions d’habitants. 

Malgré un peu de retard, les tentes kaki ont été montées en 48 heures par les militaires. Il a pu ainsi accueillir hier son premier patient. Une vingtaine de malades venant d’Alsace par TGV médicalisé doivent également y être admis. Selon le Service de santé des armées (SSA), une centaine de soignants dont des médecins, anesthésistes, réanimateurs, infirmiers, anesthésistes-réanimateurs, épidémiologistes, aides-soignants ont été mobilisés.


Pas suffisant pour tout le monde

En tout, le campement compte trente lits de réanimation. Il possède également des bureaux, une salle de repos pour le personnel soignant, une pharmacie et une zone de préparation des médicaments. Deux entrées ont été prévues : l’une pour les soignants, l’autre pour les patients transférés par les pompiers depuis les urgences de l’hôpital civil.

Mais cela ne semble pas suffisant face aux cas de contamination toujours plus nombreux. Suite à l’appel de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, l’Allemagne, la Suisse et le Luxembourg ont annoncé qu’ils allaient prendre en charge certains patients français en réanimation pour venir en aide à la région. 

Hier, la France a dépassé le triste palier de 1.000 personnes décédées avec 22.302 cas de contamination au Covid-19. 


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