Immobilier : la hausse des prix marque le pas

1,9 %
Sur un an et en moyenne nationale, les prix de l'immobilier ont
progressé de 1,9 % en septembre 2017.

Après une hausse de 1,9 % sur les douze derniers mois en moyenne nationale (+5,7 % dans les dix plus grandes villes), les prix de l’immobilier sont restés stables en septembre 2017, révèle le baromètre mensuel de MeilleursAgents.com.

La dynamique est nulle en moyenne nationale, mais le marché n’est pas homogène

En septembre 2017, les hausses des prix dans certaines villes compensent parfaitement les baisses observées dans d’autres villes, de façon à ce que la tendance en moyenne nationale résulte nulle. Des baisses ont été observées à Strasbourg (-0,8 %), Marseille (-0,7 %), Lyon (-0,2 %) et Toulouse (-0,1 %), Nice affichant une dynamique zéro. En même temps, les prix sont restés orientés à la hausse à Montpellier et Lille (+0,1 %), Nantes (+0,2 %) et Bordeaux (+0,7 %).

À Paris, les prix n’ont augmenté en moyenne que de 0,1 % en septembre. La hausse de 0,3 % des prix des petites surfaces (studios et deux-pièces) a été compensée par une baisse de 0,2 % des prix des grands appartements familiaux. En petite couronne, les prix ont baissé de 0,2 % en moyenne en septembre.

Les taux bas ne sont plus vus comme une aubaine par les ménages

Selon Sébastien de Lafond, co-fondateur de MeilleursAgents.com, les prix ont connu une progression soutenue dans la première moitié de l’année 2017 en raison d’une demande importante, due à des taux d’intérêt bas. Même s’ils n’ont pas beaucoup bougé depuis, ils ne sont plus considérés aujourd’hui comme une aubaine, mais plutôt comme une situation quasi-normale appelée à durer. Les acquéreurs potentiels prennent donc leur temps avant de se lancer, entraînant un affaiblissement de la demande.

Par ailleurs, Sébastien de Lafond considère que les ménages qui avaient le projet d’acheter en 2017 l’ont déjà fait. Toujours est-il que le marché de l’immobilier regorge de logements très abordables pour les familles qui souhaitent s’installer, à condition de viser les bonnes communes : en moyenne, les prix en zone rurale ont baissé de 14 % sur 10 ans, alors que dans les dix plus grandes villes ils ont augmenté de 21 % sur la même période.


A découvrir