Immobilier : le ralentissement de l'activité devrait se poursuivre en 2018

4,5 %
La progression des prix immobiliers a été de l'ordre de 4,5 % sur
l'année 2017.

Selon Michel Mouillart, spécialiste de l’immobilier et porte-parole du baromètre LPI-SeLoger, le ralentissement de l’activité, observé depuis l’été 2017, devrait se poursuivre en 2018. Sans être catastrophique pour autant, en 2018 la situation sur le marché de l’immobilier devrait être celle d’un « atterrissage en douceur ».

Immobilier : en 2018, l’appétit des acquéreurs devrait rester bas

Selon les données du baromètre LPI-SeLoger, la progression des prix constatée sur l’année 2017 est de l’ordre de 4,5 %, ce qui est exceptionnel. Mais cette envolée des prix n’a pas fait que stimuler les acquisitions. « Alors qu'au printemps 2017, on était encore sur un rythme de progression de l'activité immobilière à deux chiffres, à compter de l’été, les ménages en primo-accession (qui constituent la majorité des acquéreurs) ont commencé à abandonner progressivement leurs projets », résume Michel Mouillart, spécialiste de l’immobilier et porte-parole du baromètre LPI-SeLoger.

Toujours selon Michel Mouillart, en 2018 l’appétit des acquéreurs devrait rester faible. Non seulement les prix ne sont pas près de se stabiliser (et encore moins diminuer), mais les pouvoirs publics ont aussi revu à la baisse le périmètre de certaines « carottes », comme le Pinel en zones B2 et C ou encore le prêt à taux zéro (PTZ).

Les baisses de prix se font rares mais existent

Toujours selon Michel Mouillart, derrière la hausse globale qu'ont connue les prix en 2017, on a vu resurgir des spécificités territoriales très marquées. Ainsi, certaines villes comme Limoges, Perpignan, Le Havre ou encore Nîmes connaissent déjà un renforcement de la tendance baissière des prix. En Auvergne et en Champagne-Ardenne, on assiste à une baisse quasi-générale, l'attractivité de ces territoires ne s'améliorant pas du fait d'un développement insuffisant des réseaux de transport.

Bonne nouvelle pour les vendeurs cependant : suite logique des hausses des prix, les marges de négociation devraient augmenter en 2018. Globalement, selon Michel Mouillart, « il faut bien voir que 2017 a été une année véritablement hors-norme, caractérisée par un marché immobilier en très haute tension ; 2018 sera une activité de haute activité mais sans tension ».


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