L'enfer est pavé de bonnes intentions

50 %
Les 50% les plus pauvres de la population ne paient quasiment rien.

Joe Biden et son équipe savent ce dont leur pays a besoin - et ils sont prêts à le lui imposer, à grands coups de subventions et d'augmentations d'impôts.

Nous avons suggéré la semaine dernière que, tandis que le projet « zéro émissions » de l'administration Biden a peu de chances d'affecter le climat mondial, les propositions de Biden écourteront sans doute de quelques semaines la saison de croissance de l'économie. Nous allons préciser un peu nos propos.

Vous vous rappellerez que quand la monnaie tourne mal, tout le reste suit. D'abord, les choses deviennent bizarres. Ensuite, elles deviennent carrément moches . Mais tout cela est encore à venir - l'inflation des prix à la consommation… les contrôles financiers… la dépression… les serrages de vis… et les effondrements. Nous en sommes encore à l'étape bizarre, délicieuse et pleine d'illusions.

Bonnes intentions

Les gens ordinaires, par exemple, nagent en pleine hallucination et commencent à penser que le travail et l'épargne à l'ancienne, c'est bon pour les pigeons. Ils peuvent gagner autant d'argent en tradant Dogecoin pendant une heure que pendant tout un mois à faire du remplissage de rayons… alors pourquoi pas ?

Dogecoin s'est envolé après qu'Elon Musk a signalé, via Twitter, que cela pourrait être important. A présent, ce coin - lancé comme une plaisanterie en 2013 - a une capitalisation boursière de plus de 50 Mds$.

Ou bien les gens pensent que le gouvernement peut s'occuper d'eux en annulant leur dette étudiante et en leur envoyant des chèques d'aide réguliers. CNBC :

« Au début du mois d'avril, le président Biden a demandé au ministère américain de l'Education de vérifier si le pouvoir exécutif lui donne la possibilité de décréter une annulation massive des prêts étudiants sans l'approbation du Congrès US. »

Certains pensent même que les autorités devraient contrôler la température planétaire. Pourquoi pas ? Il n'y a plus de limites !

De bonnes intentions ? Peut-être.

Un pouvoir qui n'est pas tenu par une devise réelle et limité ? A coup sûr.

Programme vert

L'administration Biden profite d'un cocktail enivrant : une majorité claire à la Chambre des représentants et un petit avantage au Sénat… un soulagement quasi-généralisé après quatre années de trumpisme … et une carte de crédit nationale sans plafond apparent.

Le gouvernement fédéral s'est donc donné pour objectif de refaire la société américaine… de refaçonner son économie… et de réformer sa politique pour donner à l'aile progressiste du Deep State des pouvoir considérables.

Rien que la semaine dernière, nous avons vu l'équipe Biden dévoiler deux initiatives majeures.

Pour commencer, son programme vert. Sur CNN :

« Le climat est l'un des grands axes de la proposition d'infrastructure du président, qui représente environ 2 000 Mds$. [Biden] a déclaré que sa proposition permettrait de créer des centaines de milliers d'emplois tout en s'attaquant à la crise climatique, en réduisant les émissions et en construisant un 'réseau moderne, résilient et entièrement propre'. »

On peut mettre les gens au travail à faire tout ce qu'on veut. Ils pourraient générer de l'électricité, par exemple, en s'occupant de milliers de hamsters en cage, courant sur des roues.

Mais laisser les politiciens décider comment générer de l'électricité et allouer du capital - comme l'a prouvé l'Union soviétique - a plus de chances d'engendrer une société plus pauvre que plus riche.

Réduire les inégalités

L'usine à gaz climatique est censée se financer, au moins en partie, par une augmentation des impôts pour les riches.

Personne ne semble se soucier du fait que les riches - les 5% de contribuables les plus riches - paient déjà plus de 60% de l'argent collecté par les autorités. Les 50% les plus pauvres de la population ne paient quasiment rien.

Equitable ? A vous de voir.

Ce n'est qu'une autre des vanités de la nouvelle administration. Elle sait ce que la météo devrait être… et combien d'argent nous devrions avoir. Les riches en ont trop, pense le gouvernement fédéral américain ; les pauvres n'en ont pas assez.

Peu importe si les chiffres ne collent pas… si les « faits » ne sont que des suppositions… et si le Programme vert ne modifie pas vraiment le climat planétaire : au moins, on essaie ! Les avantages collatéraux - réduire les inégalités, créer des emplois - en vaudront la peine…

… N'est-ce pas ?

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