L'inflation devrait continuer de ralentir en 2019

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L'inflation devrait nettement ralentir en 2019 et pourrait d'ici juin
approcher de 1%.

Pour la première fois depuis six ans, l’inflation en France a approché en 2018 du seuil symbolique des 2%, selon les données provisoires publiées vendredi 4 janvier par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Et si l’indice a reflué ces derniers mois, le ralentissement devrait se poursuivre en 2019.

L'inflation a frôlé les 2% en 2018, un record depuis six ans

En 2018, l'inflation a atteint un record en France, même si elle a ralenti à 1,6 % sur un an en décembre, grâce à la baisse des cours du pétrole. Ainsi, d'après les premières données publiées de l’Institut national de la statistique et des études économiques publiées vendredi 4 janvier, sur l'ensemble de 2018, elle va atteindre près de 2%, son plus haut niveau en six ans, pesant sur un pouvoir d'achat au cœur des préoccupations des Français.

La hausse des prix à la consommation en France s'était élevée à 1,9% en novembre et 2,2% en octobre, selon l'Insee qui a tout de même tenu à préciser que son chiffre pour le mois dernier n'est pas définitif. En revanche, bonne nouvelle ce ralentissement de l'inflation fin 2018 devrait se poursuivre début 2019. Et donc la hausse des prix rognera moins le pouvoir d’achat. L'inflation pourrait d'ici juin approcher de 1%.

Les principales augmentations concernent les carburants et les produits alimentaires

Selon les chiffres de l'institut de statistiques, les principales augmentations concernent les carburants et les produits alimentaires. Les données de novembre 2018, dévoilées par l’Insee, montrent une flambée du prix du beurre de 9,6% sur un an et de 13,8% pour les pommes de terre. Première cause de la mobilisation des Gilets jaunes, les tarifs du gazole ont, eux, progressé de 16,7% pendant que ceux de l’essence augmentaient de 5,8 %.

Alors que les salaires, eux, n'augmentent pas ou peu, si l'inflation atteint un niveau souhaité par la Banque centrale européenne, les ménages, notamment les plus modestes, souffrent, étant plus sensibles à la hausse des prix alimentaires. En moyenne, toujours selon l'Insee, cette dernière devrait s'élever à environ 1,8%, un plus haut depuis 2012 (2%), contre 1% en 2017.


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