Inquiétudes sur la survie d'Air France-KLM

4,4 MILLIARDS
Air France-KLM accuse des pertes de 4,4 milliards d'euros au premier
semestre.

Air France-KLM n'est pas sorti de la crise économique, loin de là. Le gouvernement néerlandais estime que la compagnie aérienne est sur la corde raide et qu'il lui faudra engager d'importantes réductions des coûts.

Wopke Hoekstra, le ministre néerlandais des Finances, a expliqué que la survie d'Air France-KLM durant la crise économique post-confinement n'avait rien d'automatique. Il a également indiqué que la compagnie aérienne devait s'interroger sur un changement de cap, toujours dans l'objectif de résister à la tempête actuelle. Il est vrai que le groupe franco-néerlandais est au plus mal avec des pertes cumulées de 4,4 milliards d'euros sur les six premiers mois de l'année et une activité réduite à peau de chagrin. Avec les cas de contamination en hausse partout en Europe, les vols risquent d'être peu nombreux dans les prochains mois. Jean-Baptiste Djebbari, le ministre français des Transports, a répondu à l'inquiétude du gouvernement néerlandais au micro d'Europe 1.

Pertes massives

Il a rappelé les « ajustements substantiels » réalisés par Air France-KLM, notamment le plan social de 7.580 suppressions de postes d'ici fin 2022. 365 pilotes ont annoncé leur départ, surtout des fins de carrière. « Le groupe dans son ensemble est déjà en train d'ajuster substantiellement car la critique, c'est le fait que dans un environnement très dégradé le groupe ne fait peut-être pas assez pour être compétitif », a ajouté le ministre. KLM doit présenter son propre plan de restructuration le 1er octobre. D'après Jean-Baptiste Djebbari, les suppressions de postes sont « proportionnées » au scénario de reprise du trafic, mais il admet aussi que « personne ne sait dire à quoi ressemblera le trafic de début 2021 ».

Les pouvoirs publics au chevet du groupe

Air France-KLM a reçu un soutien massif de la part de Paris et d'Amsterdam, tous deux possédant 14% du capital de la compagnie aérienne. La France a ainsi déboursé 7 milliards d'euros en prêts, les Pays-Bas 3,4 milliards. Une aide qui s'accompagne d'engagements de performances, de compétitivité et de réduction de l'empreinte carbone. Un plan de restructuration global a également été exigé par les pouvoirs publics des deux pays.


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