L'interdiction des terrasses chauffées repoussée à l'hiver 2021

10 %
L'interdiction des terrasses chauffées pourrait engendrer une perte de
5% à 10% du chiffre d'affaires annuel des professionnels du secteur.

La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a annoncé dans une interview au Courrier Picard, le report de l’interdiction des terrasses chauffées à l’hiver 2021.

C’est un sursis pour les terrasses chauffées qui pourront rester en activité quelques mois supplémentaires. Initialement prévue pour le printemps 2021, l’interdiction de chauffer les terrasses est repoussée par le gouvernement à l’hiver 2021, afin de laisser le temps aux cafetiers et restaurateurs. L’annonce a été faite dimanche 2 août par la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, dans une interview au Courrier Picard.

Un sursis mais pas un abandon de l’interdiction. La modification du calendrier intervient après les demandes des professionnels du secteur, fortement impactés par la crise sanitaire. Plusieurs mois de fermeture administrative, des mesures sanitaires contraignantes et maintenant l’interdiction de chauffer leurs terrasses. 

Une période difficile 

C’est en considération de cette période difficile que traversent cafetiers et restaurateurs, que la ministre a accepté de reculer l’interdiction de chauffer les terrasses. « J'entends évidemment les difficultés des cafetiers et des restaurateurs et c'est pourquoi cette mesure ne s'appliquera pas cet hiver, mais l'année prochaine. Nous allons mener des concertations et les accompagner dans cette transition ». 

Une considération qui ne sera en aucun cas une grâce pour les terrasses chauffées. La ministre les considère comme des « aberrations écologiques ». Elle explique également « Une terrasse équipée de cinq braseros émet autant de CO2 au cours d'un hiver qu'une voiture qui ferait trois fois le tour du monde, a-t-elle fait valoir. C'est absurde, et ça coûte cher en énergie ». 

Un impact économique 

Si ces terrasses chauffées ont un impact écologique certain, leur interdiction va, elle, engendrer un impact économique sur les restaurants et cafés français. Le fondateur du cabinet Food Service Vision, François Blouin, interrogé par Le Figaro estime que les deux tiers des cafés et restaurants possèdent une terrasse et que l’impact économique de l’interdiction des terrasses chauffées sera conséquent : une perte « de 5 à 10% de leur chiffre d'affaires annuel » pour les professionnels du secteur.


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