Joon, la marque low cost d'Air France, sur la sellette

18 %
Les coûts de fonctionnement de Joon sont jusqu'à 18% moins élevés que
ceux d'Air France.

Quel avenir pour Joon ? La compagnie aérienne en partie low cost créée par Air France semble rencontrer le succès, mais Benjamin Smith voudrait faire le ménage dans les marques du groupe.

On prête au directeur général d’Air France-KLM, et patron de la compagnie Air France, l’intention de simplifier le portefeuille de marques au sein du groupe. Transavia, Hop !, Joon… C’en serait trop pour Benjamin Smith, qui estimerait d’après Le Monde que ces marques dégradent l’image d’Air France. Cette simplification des marques pourrait faire deux victimes : Hop ! et Joon en particulier seraient susceptibles de tout simplement disparaitre. Joon, lancé à la fin de l’année dernière, repose sur un mix entre low cost et compagnie classique.

Coûts plus faibles 

Les coûts des personnels navigants commerciaux (PNC) de Joon sont de 40% moins élevés que ceux de leurs homologues d’Air France. Cela permet à la compagnie de proposer des vols moins chers, et cela fonctionne : selon le groupe, Joon rapporte « beaucoup d’argent » sur les lignes exploitées par ses avions. En tout état de cause, il n’est pas question d’un arrêt des activités : la direction a démenti les informations du Figaro à ce sujet. Toutefois, l’avenir de Joon semble bien se dessiner en pointillés.

Problème de contrats

La marque Joon pourrait disparaitre, tandis que ses activités réintégreraient Air France. Seul problème : que faire des contrats de travail des PNC ? Il ne peut y avoir différents types de contrats pour un même emploi au sein de la compagnie aérienne. Benjamin Smith, qui est parvenu à pacifier les relations sociales au sein de son entreprise, va devoir marcher sur des œufs pour éviter que la crise ne se rallume. Car les syndicats, le SNPL (les pilotes de ligne) en particulier, sont à l’affût.


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