8 mars 2018 : grâce à la CGT la SNCF évite le pire (ou presque)

20 %
20 % des femmes auraient subi des harcèlements sexuels sur leur lieu
de travail.

Le 8 mars c’est la « journée internationale des droits des femmes », une journée durant laquelle le monde entier est censé s’indigner des inégalités et des violences faites aux femmes, du harcèlement aux salaires inférieurs en passant par les discriminations. Le monde entier… sauf la SNCF qui, sur l’axe Paris-Lyon, a lancé une opération… sexiste et discriminatoire.

Du chocolat pour les femmes… mais seulement en première classe

Donner du chocolat aux femmes pour le 8 mars c’est déjà assez limite, surtout que ce 8 mars 2018 était la première occurrence de cette journée de lutte pour l’égalité des sexes après le scandale Weinstein. Mais, au fond, pourquoi pas : des chocolats, ça fait toujours plaisir.

Seul souci : la SNCF avait prévu de ne donner de chocolat qu’à certaines femmes et pas à d’autres. Très précisément celles des espaces TGV Pro 1ère. Un comble alors que l’une des principales revendications de la journée internationale des droits des femmes est, justement, l’égalité des salaires et l’égalité en entreprise. La SNCF a donc failli distribuer des chocolats uniquement aux femmes qui ont eu la chance de ne pas avoir été discriminées dans leur carrière… oubliant les autres.

La CGT alerte, la SNCF annule l’opération

La CGT Cheminots veillait, et heureusement. Dès le 7 mars 2018, sur Twitter, elle a alerté de cette opération qu’elle trouvait injuste et discriminatoire envers les femmes en deuxième classe et, par extension, envers toutes les autres femmes qui ne se trouvaient pas sur l’axe Paris-Lyon ce jour-là. Une chance pour la SNCF qui a évité le pire.

L’opération ayant été décidée localement, la direction générale de la SNCF l’a annulée le 7 mars 2018 la jugeant « déplacée » et « contraire aux valeurs de la SNCF données en interne depuis des années ».

Au final, la SNCF s’en sort bien : le scandale n’aura été que moindre et l’opération annulée a sauver in extremis l’image du transporteur.


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