L'appel à l'aide des compagnies aériennes

52 %
L'activité des compagnies aériennes en septembre a représenté 52% du
niveau d'avant crise.

Le pavillon français est toujours en panne, malgré le rebond estival de l'activité. Les compagnies aériennes françaises appellent l'État à l'aide, demandant la poursuite des aides. Seront-elles entendues ?

C'est un appel à l'aide inédit qui a été lancé par l'ensemble du pavillon français. Air France, Corsair, Air Caraïbes et French Bee demandent à l'État de poursuivre et même d'amplifier son soutien au secteur aérien, très touché par les conséquences de la crise sanitaire. Les pouvoirs publics n'ont pas été avares de leurs deniers pour soutenir ces entreprises pendant la pandémie : prêts garantis par l'État (PGE), financement du chômage partiel, report du versement des cotisations sociales, et même des aides financières directes à hauteur de plusieurs milliards d'euros dans le cas d'Air France. Mais cela n'est pas suffisant.

Prolongation des aides

Dans Les Échos, ces entreprises demandent la prise en charge d'une activité partielle de longue durée mieux indemnisée (70% de la rémunération brute), le report des cotisations sociales dues et des PGE à 2024, l'allongement de la durée du remboursement à 48 mois, ainsi que l'exonération des taxes qui frappent le secteur durant l'hiver. « Le secteur aérien croule sous le fardeau des taxes et des diverses redevances », a déploré Pascal de Izaguirre, le PDG de Corsair, devant les caméras de BFM Business.

Une activité qui a du mal à redécoller

Le dirigeant se réjouit de voir de nombreux secteurs de l'économie redémarrer. Mais ce n'est pas le cas du secteur aérien, souligne-t-il. « On espérait que 2021 serait une année de reprise et puis on subit des stop and go ». Des lignes long-courriers, vers les Caraïbes ou les États-Unis, sont toujours paralysées, or ce sont ces destinations qui représentent les marges les plus importantes. « Si on regarde le chiffre d’affaires des compagnies, on est à -60% de la référence de 2019 donc c’est une sortie de crise extrêmement lente », détaille-t-il.


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