L'arnaque aux retraites ignorée des politiques

16,4 millions
La France compte plus de 16,4 millions de retraités.

Notre système de retraites par répartition est en grand danger, cela tout le monde le sait, tout le monde l’affirme mais personne ou presque ne fait rien.

Système constitué des retraites dites « de la sécurité sociale »  appelé aussi « régime général » et celui des  retraites complémentaires Agirc, Arrco  et caisses spécialisées. Ce système  de retraites complémentaires  (le plus cher) est lui aussi dans une situation difficile mais avec de nombreux points obscurs dans sa gestion très peu transparente. Les syndicats veillent en particulier à ne rien laisser filtrer qui pourrait inquiéter le bon peuple.

Ce que je voudrais aborder ici, ce ne sont pas les aléas de ce système auquel la France « tient tant » beaucoup de choses ont été dites et les politiques de droite comme de gauche gardent leurs distance avec cette « patate chaude » Non ! Le sujet que je souhaite aborder, pour le dénoncer, c’est le racket effectué par l’état et les caisses de retraite sur les retraités encore en activité. Depuis pas mal d’années maintenant les Français ont le droit après avoir fait valoir leurs droits a la retraite, de continuer une activité (salariés ou indépendante) ils sont assez nombreux dans ce cas. Soit pour compléter de très petites retraites ne permettant pas de vivre, soit, comme les médecins, pour continuer leur mission nécessaire au pays du fait de la grande pénurie de soignants.

Jusque là tout vas bien, ces retraités actifs touchent leur retraite et travaillent un peu (ou beaucoup pour certains) en travaillant ils continuent à cotiser au système social « obligatoire » et « soi disant solidaire » et c’est là que le bât blesse. En effet, s’il est presque normal que ces travailleurs cotisent au système social obligatoire pour la santé, bien qu’ils aient déjà cotisé plus de 40 ans, ils sont obligés de continuer à cotiser pour une retraite déjà prise et pour laquelle aucune augmentation ne peut être possible.

Vous le savez quand un Français prend sa retraite, il reçoit un courrier lui disant que s’il continue a travailler il continuera « obligatoirement » à cotiser mais que le calcul des points de retraite est définitivement gelé et ne pourra en aucun cas être augmenté. Voila l’arnaque, on nous oblige à payer des cotisations qui ne généreront plus aucun droit, l’excuse nationale étant la solidarité entre les générations !!!

Nous sommes déjà en face d’un système dont les difficultés résident dans son organisation une pyramide de Ponzy, et comme maintenant il y a plus de retraités que de cotisants (ou presque) ce système est en faillite a court terme. Pour les retraités actifs,  c’est l’arnaque suprême, vous êtes obligé de payer sans aucun espoir de revoir quoi que ce soit. Je ne dénonce pas ici la solidarité qui est certainement une bonne solution globale, mais je dénonce le racket sur ceux qui ont participé plus de 40 ans a cette solidarité et qui se voient maintenant spoliés. Tout ceci est surtout valable pour les caisses complémentaires  plus que pour le système d’état qui fait payer cher, donne très peu, mais est inclus dans ce que l’on appelle la sécurité sociale.

Prenons un exemple, un cadre ou un professionnel libéral qui cotiserait pour sa retraite pendant 40 ans à hauteur de 1000 euros par mois (chiffre moyen) Cette personne en capitalisant aurait constitué sur 40 ans un capital de 480 000 euros sans compter les intérêts générés tout au long de cette capitalisation. Arrivé a la retraite sans toucher à son capital qui, même mal placé, serait de plus de 600 000 euros, il pourrait recevoir en intérêts plus que ce qui lui paye une caisse de retraite, ceci en gardant son capital intact. Voila le système dans lequel nous vivons et qui est théoriquement obligatoire.

Revenant au sujet des retraités actifs qui continuent à alimenter ce système, j’ai informé plusieurs politiques (députés candidats, de tous bords) de ces faits.  Certains m’ont répondu que le sujet était « intéressant » qu’il « s’en occuperaient » malheureusement sans aucun résultat depuis plus d’un an que je tente de les informer. J’ai donc décidé dans cette période d’élections de publier ce sujet sous forme d’un article qui peut être les fera réagir.

Ne nous méprenons pas, il n’est pas dans le but de ces propos de supprimer toute cotisation pour ces retraités qui travaillent mais bien de les alléger d’une grande partie. S’il est logique qu’un retraité actif participe avec ses revenus du travail a la solidarité nationale, il n’est absolument pas normal que ces revenus continuent à générer des charges ne lui apportant plus aucun point de retraite ni aucun espoir que ces cotisations lui rapportent un jour. Payer à fond perdu est aujourd’hui le sens de notre système. On pourrait imaginer que ces "retraités actifs" cotisent à hauteur de 25 % d'une cotisation normale pour alimenter la solidarité, ce serait juste et honnête.

J’ai enquêté et me suis rendu compte par exemple, que certains médecin ayant cotisé  toute leur vie professionnelle, très cher à la CARMF (caisse autonome de retraite des médecins) reçoivent au moment de leur retraite une sommes très faible, en continuant à travailler cette CARFM leur demande en cotisation plus que ce qu’ils touchent de retraite. Il paraît que certains trouvent cela normal !

Alors oui ce sujet est important, espérons que nos candidats à la présidence de la république ou leurs conseillers en prennent connaissance. De notre côté soyons vigilants, il y a de trop nombreuses années que les politiques font n’importe quoi avec notre bénédiction.
 


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Patrick Crasnier

Patrick Crasnier est diplômé en sciences humaines 3eme cycle en psychopathologie, après de longues années passées en cabinet libéral comme psychanalyste, blessé lors d’un attentat terroriste cesse cette activité en 1995. Continue comme photojournaliste, journaliste radiophonique (activités menées conjointement avec celle de psychanalyste depuis 1983) puis comme journaliste rédacteur au journal Toulousain et à l’écho des entreprises. Actuellement photojournaliste correspondant pour l’agence de presse panoramic, participe ponctuellement comme éditorialiste a sud radio et rédacteur dans plusieurs revues.