La crise sanitaire va coûter plus de 160 milliards d'euros à l'État

17,8 MILLIARDS
Le chômage partiel a représenté un coût de 17,8 milliards d'euros pour
l'État.

Combien coûte la crise sanitaire ? À cette question complexe, Olivier Dussopt, le ministre des Comptes publics, a avancé le chiffre de 160 à 170 milliards d'euros, qui n'est pas définitif.

Le « quoi qu'il en coûte » martelé par Emmanuel Macron et par le gouvernement depuis le début de la crise sanitaire coûte cher. Interrogé sur le sujet au Sénat, Olivier Dussopt a avancé un chiffre compris entre 160 et 170 milliards d'euros, « entre les pertes de recettes et les dépenses que nous avons engagées pour faire face à la crise, que ce soit pour l'Etat en terme de dépenses, pour la sécurité sociale en terme de pertes de recettes liées à la baisse de l'activité », a détaillé le ministre des Comptes publics. Et il s'empresse de préciser qu'il ne s'agit pas d'un chiffre définitif, « puisque nous sommes encore dans une crise épidémique et une crise sanitaire ». 

Une crise qui s'installe dans la durée

De fait, plusieurs dispositifs de soutien — chômage partiel, fonds de solidarité — sont toujours en place pour les secteurs toujours fermés comme l'hôtellerie-restauration, la culture et le tourisme. Et puis la campagne de vaccination suit son cours, et elle aussi sera être financée : son coût a été estimé à environ 5 milliards d'euros. Pour Olivier Dussopt, toutes ces raisons font que le gouvernement ne peut pas répondre à la question de fin du « quoi qu'il en coûte ». Mais il faut s'attendre à un coût plus élevée que les 160 à 170 milliards annoncés.

Des mesures de soutien qui coûtent cher

En janvier, Bercy avait calculé que la gestion de la crise sanitaire et de ses conséquences avait représenté des engagements de l'État à hauteur de 42 milliards, un chiffre qui ne prend pas en compte la Sécurité sociale et les collectivités. 17,8 milliards ont été dépensés pour le chômage partiel, qui représente le poste le plus important, suivi par le fonds de solidarité (12 milliards) et le soutien aux entreprises publiques (8 milliards).


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