La filière éolienne remise en question par le GIEC

10 %
Le vent a baissé de 10 % en Europe entre 1979 et 2008.

L’engagement dans les énergies renouvelables est largement inspiré des travaux du GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat), organisation mise en place par l’ONU et l’Organisation météorologique mondiale.

Dans le cadre de ces travaux, alors que des milieux financiers n’ont pas hésité à manipuler  la peur  dans l’opinion pour mieux exploiter certaines filières, une étude particulièrement sérieuse vient montrer l’absurdité de certaines mesures.

L’article publié dans Nature Geoscience en octobre 2010 par les équipes du LSCE et du CEPMMT est pourtant clair : de 1979 à 2008, cette étude très complète recense les évolutions du vent en Europe sur la période et sur plus de 800 sites d’observations. Ce travail n'avait jamais été effectué jusqu'ici.

Le vent a baissé en moyenne de 10% en Europe sur la période, avec des endroits à - 20%, notamment en France.

Alors que les lobbies sont fortement contestés au niveau européen pour leurs actions discutables et les soupçons réguliers de corruption, le silence fait sur cette annonce scientifique par un groupe de travail du GIEC est très gênant. Les études Négawatt/Ademe, en sont  infirmées et ridiculisées dans leur manque de rigueur scientifique, alors que cette publication d’une équipe officielle du GIEC est connue depuis 2010. Il y aurait même lieu de demander une enquête sur les influences qui ont pu les concerner pour avoir sciemment ignoré cette source officielle.

Le thème de l’écologie est sans aucun doute celui qui fait l’objet de la plus grande attention de l’opinion. Alors que le moindre iceberg est surveillé dans l’Arctique, alors que le niveau des lacs est mesuré tous les ans, alors que les iles du Pacifique sont observées à la loupe, la diminution sensible et régulière du vent en Europe appelle les décisions nécessaires.

On comprend que la filière éolienne fasse silence par tous les moyens sur cette découverte scientifique. Alors que cette filière a largement été inspirée par l’aubaine d’une taxe fixe payée par le contribuable pour profiter de l’énergie gratuite du vent, la diminution du vent remet fortement en question ce procédé dont on nous dit qu’il doit remplacer les énergies fossiles. Cette solution fragile et coûteuse est condamnée à l’échec, et il est insupportable de jouer avec l’espoir de la population.

Il est notoire que des études de circonstances sont réalisées sur les opérations d’éoliennes pour justifier leur implantation. Ces études sont réalisées en seulement quelques mois sur la base de modèles informatiques non homologués par les instances officielles, et sur une durée très courte incompatible avec les bases de la météorologie. Par ailleurs, leurs résultats sont souvent supérieurs aux observations longues de Météo France. Curieusement, ces observations fiables portant sur des décennies ne sont jamais utilisées par les opérateurs éoliens, ni le modèle Meso Nh, pourtant conçu avec toute la rigueur scientifique du Centre national de Recherches météorologiques.

On pourra expliquer ces réticences par le fait que les études de vent servent avant tout à établir un chiffre d’affaires optimiste qui valorisera l’opération, et donc sa revente à des financiers, dès sa mise en fonctionnement. Les observateurs de terrain savent que les véritables productions éoliennes sont très souvent largement en deçà des prévisions annoncées. L’étude du GIEC confirme cette explication.


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Ludovic Grangeon

Ludovic Grangeon est expert conseil en assistance aux entreprises et services publics, partenaire de plusieurs réseaux d’expertise en management et innovation sociale de l'entreprise. Fondateur de l'axe «Entrepreneuriat de l'économie sociale» à l'ESDES Lyon, également membre du comité stratégique national Afnor management et services, il participe régulièrement aux Journées de l’Economie.

Il a successivement exercé dans l'aménagement du territoire, les collectivités locales, en France et auprès de gouvernements de pays émergents, Maghreb, Amérique Latine, Asie, puis à la Caisse des Dépôts et Consignations, direction générale Paris (affaires internationales et recherche) et en région, gérant de portefeuille industriel dans un groupe international de capital risque, ensuite Président et Directeur Général de sociétés Veolia/Dalkia énergie région Sud Est, expert inspecteur auditeur Afnor/Communauté Europénne, puis secrétaire Général du GIE Agirc Arrco.