La Poste : les Français envoient de moins en moins de courrier

20 %
Le courrier représente moins de 20% de l'activité de La Poste
actuellement contre 70% il y a 30 ans.

Voilà une nouvelle qui, si elle est confirmée, prouvera bien que nous sommes entrés dans un nouveau monde. Figurez-vous que le patron de la Poste a déclaré récemment qu’il n’y aurait peut-être plus de timbres rouges demain pour affranchir le courrier.

La disparition du timbre rouge

Autrement dit, le tarif urgent, qui garantit en théorie à une lettre d’être remise à son destinataire sous 24 heures, pourrait disparaître. Pourquoi ? Parce qu’il y a des tas d’autres moyens pour envoyer quelque chose rapidement, réplique-t-on à la Poste.

Pour les documents urgents, il y a le mail, évidemment, sachant que de plus en plus souvent, on nous demande de scanner le document, et d’envoyer l’original plus tard par courrier. Pour les paiements, le chèque n’est pas mort, mais il existe désormais tellement d’autres moyens de paiement électronique qu’on peut faire l’impasse dessus.

De moins en moins de courrier envoyé

Et si l’on doit malgré tout envoyer quelque chose dans l’urgence, et bien, il y a... Chronopost, et les autres messageries express. Et tant pis si cela coûte beaucoup, beaucoup plus cher qu’un timbre rouge. Difficile cependant de jeter la pierre à la Poste; l’an dernier, nous avons envoyé et reçu 20% de lettres en moins en France, et cela dure depuis des années.

En l’an 2000, on envoyait et recevait 10 fois plus de lettres, comparé à aujourd’hui. Conséquence, l’hypothèse d’une distribution du courrier un jour sur deux est régulièrement remise sur la table, mais pour l’instant, rien n’est fait.


A découvrir

Jean-Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.

Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. 

En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.

Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.

En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. 

Il a également été éditorialiste économique sur SUD RADIO de 2016 à 2018.

 

Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).